Compte rendu soirée d’hommage aux fusillés de l’affche rouge

Vendredi 20 février, à la veille du 82e anniversaire de l’exécution de Missak Manouchian et de ses compagnons,nous avons rendu hommage aux fusillés de l’Affiche rouge avec nos amis de l’ Union culturelle française des Arméniens de France (UCFAF) en compagnie de la Jeunesse arménienne de France (JAF) et de l’ Association nationale des anciens combattants de la résistance arménienne (ANACRA).
Pour cette soirée d’hommage, nous avons choisi de présenter le film de Robert Guédiguian : «L’armée du crime». Après le film était organisé un colloque en présence du réalisateur du film Robert Guédiguian, de Georges Duffau-Epstein, fils du colonel Joseph Epstein chef des FFI de l’Ile-de-France arrêté en compagnie de Manouchian en novembre 1943 et fusillé lui aussi au Mont-Valerien, du professeur Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut, d’Olivia Guiragossian, secrétaire de la JAF, d’Edmond Yanékian, président de l’UCFAF et de Yves Blondeau secrétaire général de l’ADVR.
L’entrée au Panthéon il y a deux ans de Missak et Mélinée Manouchian, accompagnés d’une plaque portant les noms des 22 fusillés du groupe et de Joseph Epstein, a été une grande étape pour la reconnaissance du rôle des combattants étrangers dans la Résistance mais notre travail de mémoire doit évidemment continuer. Le film de Robert Guédiguian est une œuvre militante qui va dans le même sens que l’action que nous menons à l’ADVR, il contribue lui aussi et avec talent à « passer la mémoire » comme aimait à le dire Robert Chambeiron.

compte rendu Nous rentrerons ensemble, film de Stéphanie Trouillard

Jeudi 11 décembre à la Mairie du 20e, Stéphanie Trouillard est venue présenter son dernier Web documentaire pour l’ADVR. Stéphanie est une fidèle de notre association, elle est déjà venue présenter en décembre 2021 son premier livre: Mon oncle de l’ombre et nous l’avons retrouvée en octobre 2023 pour la présentation de son second livre : Le village du silence. Entre-temps elle a participé régulièrement aux rencontres de témoignages avec les élèves, que l’ADVR organise chaque année, au Lycée Hélène Boucher.
C’est donc avec plaisir et intérêt que nous l’avons accueillie ce jeudi 11 décembre.
Stéphanie Trouillard mène un important travail pour la mémoire de la Résistance et de la Déportation qui l’a amenée également à publier deux bandes dessinées : Le sourire d’Auschwitz et Si je reviens un jour, lettres retrouvées de Louise Pikovsky » qui redonnent vie à deux jeunes inconnues assassinées à Auschwitz.
Dans son film Nous rentrerons ensemble, elle évoque l’importance de l’amitié qui lie deux femmes déportées à Ravensbrück et qui leur permet de se soutenir mutuellement jusqu’au bout de leurs forces. Malheureusement leur promesse ne se réalisera pas puisque une seule survivra aux marches de la mort qui suivent l’évacuation du camp.
C’est un film conçu de façon très pédagogique qui mérite d’être largement utilisé par les enseignants et qui se distingue par deux caractères originaux. D’abord il relate l’itinéraire de deux femmes, ensuite il évoque une solidarité liée à la simple amitié, beaucoup moins souvent évoquée que la solidarité militante.
La séance s’est terminée par un débat riche et particulièrement intéressant.

Compte rendu de La séance ADVR consacrée aux Camp du Struthof

Jeudi 9 octobre l’Advr a présenté le film de Pascal Crépin : La voix du rêve. Ce film est un témoignage sur ce qui a été le camp de Natzwiller–Struthof, seul camp de concentration nazi installé sur le territoire français . Il faut cependant signaler que l’Alsace était alors annexée au Troisième Reich . Dans ce camp et ses annexes ont été internés plus de 52 000 personnes dont 3500 femmes. Les déportés internés au Struthof étaient des déportés NN  (nacht und nebel) c’est-à-dire nuit et brouillard. Ces déportés étaient destinés à disparaître sans laisser de trace. Plus de 20 000 personnes ont été assassinées dans ce camp par la faim, le froid, la maladie, les mauvais traitements, les « expériences » médicales.

Notre ami Jean Villeret ainsi que quatre autres survivants de camp témoignent dans ce film particulièrement émouvant et qui permet de découvrir un  camp  trop peu connu.

La discussion a été animée par Julien Le Gros, ancien rédacteur en chef du Patriote résistant,  mensuel de la FNDIRP ( Fédération nationale des Internés, résistants et patriotes) dont  Jean Villeret était le président. Cette discussion  a permis notamment une réflexion sur les raisons de cette méconnaissance de l’existence d’un camp nazi en France.

vue de la salle et une photo des ouvrages présentés par Julien Le Gros

Résister – Exister

En ce mois de mai qui marque le 80 ème anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne, l’A DVR est heureuse de vous offrir la pièce adaptée du livre « Rester debout » (Yves Blondeau, éditions Tirésias-Michel Reynaud) Résister=exister.

La pièce a été adaptée et mise en scène par Jean-Baptiste Huet, Hélène Bayard, Marie-Claude Chiniard et jouée par la Compagnie de l’Arbre sec.

Distribution : Hélène Bayard, Marie-Claude Chiniard, Anne Anxolabéhère, Dominique Tardière, Jacques Tardière, Jacqueline Garcia.

Tous les textes sont tirés des interviews rassemblées dans le livre « Rester debout », soit une quarantaine de témoins/acteurs de la Résistance connus ou non.

Le Village du silence de Stéphanie trouillard

L’enquête  passionnante de Stéphanie sur l’assassinat de deux femmes par des résistants peu après le débarquement permet de rompre le silence qui pèse sur ce village depuis 80 ans et de regarder enfin le passé en face. Il y a eu des exactions insupportables commise par certains « résistants » qui salissent le courage et  sacrifice de l’immense majorité de ceux qui ont payé si cher le combat pour libérer la France du pétainisme et du nazisme. Fermer les yeux sur ces crimes serait être complice. Stéphanie, dont le grand-oncle, jeune résistant, a été assassiné dans la même région et à peu près au même moment par des miliciens, fait encore une fois un travail d’historienne de grande qualité.

Hommage au groupe Manouchian au Sénat

Samedi 1er mars, au Sénat, a eu lieu une manifestation pour commémorer la première année de l’entrée de Manouchian et Mélinée au Panthéon, accompagnés des noms de leurs camarades du groupe et de celui de Joseph Epstein, organisée par l’UCFAF en partenariat avec l’ADVR et la JAF.