Les Résistantes

Peintures d’Alice Guillot Michel

l’artiste Alice Guillot-Michel, membre de l’Advr, spécialisée dans les portraits de femmes résistantes, organise régulièrement des expositions. Nous vous présentons ici l’une de ses expositions. Les oeuvres d’Alice sont un moyen de transmettre la mémoire de ces femmes courageuses qui ont souvent payé très cher leur engagement pour libérer le pays des occupants allemands et du fascisme français.

Les Résistantes

Alice Guillot Michel, diplômée de l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris, est une artiste peintre contemporaine. À l’occasion des 80 ans de la Libération, elle rend hommage aux femmes de l’ombre, connues ou inconnues, qui ont donné leur vie avec un courage extraordinaire pour lutter contre la tyrannie, en réalisant leurs portraits d’après des documents d’époque.
Elle a choisi de les représenter telles qu’elles étaient au moment où elles ont pris part à la lutte. Claire Michael a réalisé la création musicale à partir de textes revisités des témoignages de ces femmes.

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Un Allemand dans la Résistance française, Sylvia et Marc Gingold racontent Peter Gingold

Peter Gingold, jeune Allemand réfugié en France, s’est engagé dans un secteur peu connu de la Résistance  française: le Travail allemand , le TA, placé sous la direction d’Arthur London jusqu’à l’arrestation  de ce dernier. Le Travail allemand consistait à mener une propagande active auprès des troupes d’occupation, à récupérer des armes auprès de celles-ci et à obtenir des informations sur l’armée allemande. Son rôle a été très important.

La fille de Peter, Sylvia, et son neveu, Marc, nous apportent ici un témoignage rare et précieux.

Témoignage filmé par Alexandre Boza et réalisé par Miguel Vallecillo Mata, recueilli pour l’ADVR dans les locaux du lycée Paul Valérie avec le soutien de sa proviseure, Adeline Raguet et de sa proviseure adjointe Marie Escande.

Compte rendu du spectacle ADVR « No pasaran »

Dans le cadre du 90e anniversaire du début de la guerre d’Espagne l’ADVR a présenté, le 11 juin dernier, un spectacle monté et joué par Françoise et Patrick Demougin sur les Brigades internationales.

Le spectacle No Pasaran : Au cœur des Brigades internationales est une théâtralisation de récits de brigadistes internationaux français, hommes et femmes, partis volontaires en Espagne pour soutenir la République espagnole entre 1936 et 1939. La mise en scène, sobre, allie narrations, poèmes, chansons, images d’archives, dessins et photos d’époque. Les textes sont émouvants, drôles parfois, et toujours très justes, sans doute parce qu’ils ont été écrits par leurs auteurs au moment même de la guerre d’Espagne. Oubliés depuis dans les archives, une récente édition par l’ACER en permet désormais la lecture et la mise en scène. Les deux acteurs, Françoise et Patrick Demougin, invitent le public pendant 1h15 à partager la force de l’engagement profondément humain et intensément politique d’hommes et de femmes engagés dans le combat antifasciste en Espagne puis dans la Résistance en France ».(texte de Françoise et Patrick Demougin) 

La séance avait été prévue en partenariat avec l ’ACER (Amis des combattants en Espagne républicaine) mais les hasards du calendrier ont fait que, le même jour, à l’hôtel de ville de Paris, une conférence sur les Brigades internationales se tenait et que nos amis du Snes étaient aussi pris par une activité culturelle. Cependant la salle était pleine. Nous avons donc décidé que le spectacle de Francoise et Patrick Demougin serait représenté à nouveau au cours de l’hiver pour ceux et celles qui n’ont pu y assister cette fois-ci. Il sera alors filmé et plac é sur notre site : Advr.fr  et ensuite diffusé sur notre chaîne YouTube  nouvellement créée : advr : résister pour être libres.

Ci-dessous deux photos du spectacle. (Ph Josette Borzakian)

ADVR, Journée Nationale de la Résistance

Comme chaque année notre association a participé à la Journée Nationale de la Résistance   dont le déroulement s’est étendu sur deux jours.
Mardi 26 mai s’est tenu le village des associations à la mairie du 19e arrondissement.

Je remercie particulièrement Josette Borzakian, Françoise Rossi, Miguel Vallecillo, Yves Blondeau, Alice Guillot et Martine Meisel, secrétaire générale du Musée de la Résistance nationale.qui n’ont pas hésité à braver la chaleur pour venir tenir le stand avec moi.

Mercredi 27 mai, à  la cérémoniel officielle devant le 48 rue du Four  où a été crée le Conseil National de la Résistance il y a 82 ans, Marie-Francoise Bechtel et Alice Guillot m’ont accompagné  pour représenter l’ADVR  tandis que Josette Borzakian déposait la gerbe du souvenir au monument aux morts de la mairie du 19e au nom du Comité Parisien de la Libération (CPL) organisateur de la JNR.

Je rappelle que la revendication d’une journée de la Résistance fixée  au 27 mai a été portée pendant des années par Robert Chambeiron qui a, à force de volonté, obtenu sa création. Jusqu’alors seul le 18 juin était commémoré. Il était en effet nécessaire que la Résistance intérieure soit honorée elle aussi.

-le stand Advr à la mairie du 19e – Miguel Vallecillo Mata, Josette Borzakian, Françoise Rossi, Yves Blondeau, Alice Guillot et Martine Meisel

-allocution de Francis Rol-Tanguy, résident du CPL devant le 48 rue du Four. -allocution d’Emmanuel Grégoire, maire de Paris. -Dépôt de gerbe à la Mairie du 19°

Compte rendu Visite du Montmartre communard, ADVR/SNES, 17 mars 2026

Mardi 17 mars 2026, l’ADVR en partenariat avec le SNES a organisé une visite du Montmartre communard sous la conduite de deux guides conférenciers membres des Amis de la Commune de Paris 1871.

La date n’a pas été choisie au hasard, c’est la plus proche du jour anniversaire du déclenchement de la Commune, le 18 mars 1871 que nous avons pu retenir. 

Le lieu de la visite non plus n’a pas été choisi au hasard, il s’agit de l’endroit où la Commune a commencé lorsque le  gouvernement dominé par une assemblée royaliste a voulu s’emparer des canons que les Parisiens avaient fondu eux-mêmes pour défendre Paris lors du siège des armées   Prussiennes (18 septembre 1870-28 janvier 1871).

Compte tenu de l’intérêt suscité par cette visite mémorielle,  nous avons composé deux groupes  d’ une vingtaine de personnes accompagnés chacun d’un guide conférencier. La visite a été illustrée, pour l’un des deux groupes, par les chants de la Commune entonnés par la voix forte du conférencier  et s’est terminée sur le lieu de l’exécution d’Eugène Varlin à l’angle de la rue du Chevalier de la Barre et de la rue de la Bonne où il a été transporté par les Versaillais alors qu’il était déjà agonisant, le 28 mai, dernier jour de la Semaine sanglante qui a fait entre 20 et 30 000 morts dans la population ouvrière de Paris.

La visite a été filmée pour l’ADVR par Miguel Vallecillo Mata et nous en proposerons un reportage dès que possible.

Compte rendu de la soirée Ucfaf/Advr autour du film « village de femmes » de Tamara Stepanyan

Le 12 mars, pour la journée des droits  de la femme, l’UCFAF et l’ADVR ont organisé en commun la projection du film de Tamara Stepanyan « Village de femmes ». Le film évoque la vie d’un village de l’Arménie profonde dont les hommes, pour aider à la survie de la famille, partent la plus grande partie de l’année travailler dans la Russie voisine. Le village n’est plus alors peuplé que de vieillards, d’enfants et de femmes. Les hommes retraités, même ceux qui le pourraient, ne participent pas aux travaux des champs et de la vie quotidienne. Toutes ces tâches sont exclusivement  exercées par les femmes qui assurent la vie de la communauté en quasi autarcie. Les salaires des hommes sont certes un supplément, mais le village vit la plus grande partie du temps sur lui-même.

Les femmes échangent les produits de leur ferme et n’achètent que le strict minimum, ce qu’elles ne peuvent pas produire.

Pour réaliser ce film Tamara Srepanyan a  séjourné deux ans dans le village de son reportage, car il a fallu d’abord obtenir l’amitié et  la confiance des femmes, celle des hommes aussi lorsqu’ils étaient là.

Si la vie dans ce village est particulièrement rude, la solidarité l’entraide et la joie des moments passés entre femmes transparaissent régulièrement au fil des images du film délicat de Tarama.

Une discussion passionnée entre le public et la  réalisatrice a suivi la projection du film.