Enregistrement de la conférence de Laurent Douzou donnée le 9 janvier 2023 pour le SNES et l’ADVR : « Découvir le programme du Conseil National de la résistance ». et les questions qui ont suivi la conférence.
Enregistrement réalisé par Anny Gruska.
Enregistrement de la conférence de Laurent Douzou donnée le 9 janvier 2023 pour le SNES et l’ADVR : « Découvir le programme du Conseil National de la résistance ». et les questions qui ont suivi la conférence.
Enregistrement réalisé par Anny Gruska.
Depuis de nombreuses années nous sommes associés régulièrement, autour du 21 février, date de l’exécution de Missak Manouchian et de ses compagnons de l’Affiche rouge, à la commémoration de la mémoire de ces combattants « étrangers et nos frères pourtant », organisée par nos amis de l’UCFAF (union culturelle française des Arméniens de France).
Cette année, la table ronde qui s’est tenue au Centre culturel arménien avait pour thème la future panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. Étaient réunis pour en parler René Dzagoyan qui fut en 2014 à l’initiative de cette demande, Jean-Marc Germain, premier signataire de l’appel, le sénateur Rémy Féraud, fidèle de soirée commémorative de l’UCFAF, Robert Halleux, historien, membre de l’Institut, le professeur Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut, Laurence Patrice, adjointe à la maire de Paris pour la Mémoire et le Monde combattant,Edmond Yanékian, président de l’UCFAF et également président de la séance, et moi-même, pour l’ADVR.
La discussion a permis de connaître les étapes conduisant à la quasi certitude que le couple Manouchian ( et peut-être, symboliquement, le Groupe, mais ce point n’est pas encore acquis) entrera au Panthéon le 21 février prochain pour le 80° anniversaire de l’exécution de Missak. L’importance de l’événement consistant à faire rentrer au Panthéon Missak et Mélinée, étrangers et de surcroît communistes a été souligné par tous. Cet événement constituera une étape essentielle pour la reconnaissance du rôle joué par tous les combattants FTP-MOI pour libérer la France et pour faire vivre les valeurs qu’elle porte.
Une soirée passionnante, importante et émouvante.
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Photos : © Miguel Vallecillo Mata

Jeudi 7 avril l’ADVR a reçu, à la Mairie du 20e, Etienne Egret, secrétaire-mémoire du camp de Voves pour une conférence intitulée « Voves, un camp de concentration en France ». Etienne Egret après nous avoir présenté l’histoire du camp a évoqué avec passion la vie quotidienne des détenus. Il a présenté les multiples activités culturelles de « l’université » organisée par les prisonniers, essentiellement des communistes qui maintenaient ainsi le moral et préparaient l’avenir. Etienne Egret nous a conté les évasions dont les plus spectaculaires sont celles des faux gendarmes et celle du tunnel. Une dizaine de prisonniers déguisés en gendarmes ont ainsi franchi l’entrée du camp à la barbe des gardiens et se sont évanouis dans la nature. Quant au tunnel (creusé sur plus de 140 mètres en évacuant 70 m3 de terre), qui a servi de modèle pour le film ‘La grande évasion », il a permis
l’évasion de plus de 40 prisonniers. Tous les évadés ont repris le combat et un certain nombre d’entre eux y ont laissé leur vie. Le camp de Voves n’était pas qu’un simple camp d’internement il était aussi un réservoir d’otages et l’antichambre de la déportation vers les camps allemands.
Inlassablement Etienne Egret poursuit son travail sur le camp de Voves: réaménagement du
musée, cérémonies mémorielles, conférences, copublication avec Dominique Philippe d’ouvrages: « Voves 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir », « Voves 1942-1944, l’Université, culture et résistance » et un troisième est en préparation.
N’oublions jamais, écrivent Etienne Egret et Dominique Philippe, que sur plus de 2000
internés à Voves, 605 ont été déportés en Allemagne et seuls 194 ont survécu.
Compte-rendu de la table ronde de l’ADVR du mardi 11 octobre 2022
Notes prises et mises en forme par Geneviève Guyot, ADVR
Sujet : La répression des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Interventions de Monique Heddebaut, historienne, puis de Kkriss Mirror, dessinateur.
Monique Heddebaut nous fait un exposé très pédagogique, instructif et très poignant du Convoi Z, qu’elle présente dans
son livre « Des Tsiganes vers Auschwitz – le convoi Z du 15 janvier 1944 » (éditions Tirésias).Elle intervient dans le Nord
Pas de Calais et la Belgique.
L’appellation « Tsigane » est complexe. Arrivés dès le X° siècle du nord est de l’Inde, ils migrent dans tous les pays d’Europe.
Petit à petit, ils s’agrègent aux autochtones. Leur point commun serait que ce sont des populations nomades.
Dès la fin du XIX° siècle, début du XX°, les états ont la volonté de maîtriser les mouvements des populations et de les
contrôler. Les premières mesures touchent les hors-la-loi et les nomades ( loi de 1912). Les techniques en développement
chez la police (dactyloscopie, photographie) permettent la réalisation des premiers Carnets Anthropométriques. Les nomades
forment des populations itinérantes ; ils sont considérés comme vagabonds à caractère ethnique, identifiés par leur langue et
leur mode de voyage.

Monique Heddebaut est historienne, autrice de nombreux ouvrages en particulier sur la répression dont furent victimes les Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est membre de la commission historique du Nord et directrice de publications. Elle collabore avec le musée de Malines pour la question tzigane. Elle participe à de nombreux colloques nationaux et internationaux sur les déportations raciales et la barbarie. Son dernier ouvrage : « Des Tziganes vers Auschwitz, le convoi Z du 15 février 1944 » est publié chez Tirésias–Michel Reynaud.
Dessinateur de presse et de BD, Kkrist Mirror est Grand prix de la Ville de Paris en 1982, Prix de la Vocation de l’Institut Pasteur, Mention du prix œcuménique au festival international de la BD d’Angoulême en 2017, membre de la délégation interministérielle d’hommage aux nomades internés en France (1940-1946) qui aboutit à la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans l’;internement arbitraire des Tziganes.
Auteur de nombreuses bandes dessinées sur Les Tziganes.
Jeudi 7 avril 2022, l’ADVR a reçu, à la Mairie du 20e, Etienne Egret, secrétaire-mémoire du camp de Voves pour une conférence intitulée « Voves, un camp de concentration en France ». Etienne Egret après nous avoir présenté l’histoire du camp a évoqué avec passion la vie quotidienne des détenus. Il a présenté les multiples activités culturelles de « l’université » organisée par les prisonniers, essentiellement des communistes qui maintenaient ainsi le moral et préparaient l’avenir.
Etienne Egret nous a conté les évasions dont les plus spectaculaires sont celles des faux gendarmes et celle du tunnel. Une dizaine de prisonniers déguisés en gendarmes ont ainsi franchi l’entrée du camp à la barbe des gardiens et se sont évanouis dans la nature. Quant au tunnel (creusé sur plus de 140 mètres en évacuant 70 m3 de terre), qui a servi de modèle pour le film ‘La grande évasion », il a permis l’évasion de plus de 40 prisonniers. Tous les évadés ont repris le combat et un certain nombre d’entre eux y ont laissé leur vie. Le camp de Voves n’était pas qu’un simple camp d’internement il était aussi un réservoir d’otages et l’antichambre de la déportation vers les camps
allemands.
Inlassablement Etienne Egret poursuit son travail sur le camp de Voves: réaménagement du musée, cérémonies mémorielles, conférences, co-publication avec Dominique Philippe d’ouvrages: « Voves 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir », « Voves 1942-1944, l’Université, culture et résistance » et un troisième est en préparation.
N’oublions jamais, écrivent Etienne Egret et Dominique Philippe, que sur plus de 2000 internés à Voves, 605 ont été déportés en Allemagne et seuls 194 ont survécu.

