Compte-rendu Hommage à Manouchian organisé par l’Ucfaf, la Jaf et l’Advr, le 17 février 2023.

Samedi17 février, au théâtre Victor Hugo de Bagneux, à quatre jours de l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon, les trois associations partenaires:   Ucfaf  (Union culturelle française des Arméniens de France), Jaf (Jeunesse arménienne de France) et ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance)  leur ont ont rendu un hommage  exceptionnel. Un peu partout, et cela est une  très bonne chose, des tables rondes, des projections-débats, des conférences ont évoqué la mémoire de Manouchian et de ses compagnons.  Nos trois associations ont choisi de leur dédier un spectacle de danses arméniennes  et de faire de cet hommage un moment festif.

La réussite de cette soirée a été complète : une salle de 450 places comble et chaleureuse, un ensemble chorégraphique magnifique. La troupe de danse ANI et son chorégraphe Arto Bekdjian, ont proposé un spectacle spécialement conçu  pour l’événement. De plus, la mairie de Bagneux s’est largement engagée à nos côtés.

Ce fut un moment d’autant plus fort que ce sont les jeunes qui ont porté cette mémoire.

Visite du Mont Valerien

Vendredi 2 février 2024 l’ADVR, en partenariat avec le SNES (syndicat national des enseignements de second degré), avec lequel nous réalisons régulièrement des actions, a organisé une visite du Mont Valerien. Cette visite de ce « Haut lieu de la Mémoire » , commentée par un conférencier de grande qualité, passionné et passionnant  a rassemblé 50 participants qui ont tous apprécié la découverte ou la redécouverte de ce  lieu où  1008 hommes ont été exécutés par la Wehrmacht.

Parmi  ces 1008 personnes exécutées on compte 40 % d’otages et 60 % de résistants.  Et sur l’ensemble des exécutés, 70% étaient des communistes.

Le choix de l’ADVR et du SNES a  en partie été motivé par l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian qui aura lieu le 21 février pour le 80 ème anniversaire de l’exécution de Missak et de 21 de ses compagnons de l’Affiche rouge. Une plaque sera posé au Panthéon à la mémoire de l’ensemble du « Groupe Manouchian ». Pour nous, cette manifestation, aboutissement d’une demande faite dès 2014, sera aussi un hommage rendu à l’ensemble des résistants étrangers de la MOI.

La crypte  où reposent entre autres Bertie Albrecht et Huber Germain (dernier des Compagnons de la Libération)

Le groupe des visiteurs.

La cirière des fusillés.

La cloche où sont inscrits les noms des fusillés. L’un de nos visiteurs y retrouve celui de son oncle.

La chapelle où les condamnés attendaient leur exécution.

Compte rendu de la conférence sur « Rawa Ruska, le camp oublié »

Lundi 15 janvier 2024 l’ADVR, en partenariat avec « Ceux de Rawa Ruska », vous a proposé une conférence sur ce camp de représailles pour prisonniers de guerre repris après une ou plusieurs tentatives d’évasion. Ce camp, situé dans le nord de l’Ukraine actuelle, à proximité des camps d’extermination de Belzec, Sobibor, Tréblinka et Auschwitz, a fait que les prisonniers qui y étaient  internés  et durement traités ont été confrontés de très près à l’horreur de l’extermination des juifs par les nazis.

Si nous avons voulu vous parler de ce camp, c’est que les prisonniers qui  ont été détenus  à Rawa Ruska ont obtenu le statut d’internés résistants. Il ne s’agit donc pas de simples prisonniers de guerre (PG). Le conférencier, Alexandre Millet, à détaillé la question de la mémoire autour de ce camp, question complexe compte-tenu de la diversité des situations, et les aléas auxquels est confrontée  l’étude de la mémoire collective et individuelle.

Vous trouverez en pièces jointes quelques photos de la conférence, qui s’est tenue dans une salle comble, ainsi que la brochure de présentation de Rawa Ruska par l’association « Ceux de Rawa Ruska » qui est particulièrement intéressante.

Lettres de captivité de Bernard Launet, détenu à Rawa Ruska.

Documents rassemblés, illustrés et replacés dans leur contexte par Christophe Bettenfeld, professeur d’histoire, auteur d’une thèse de doctorat sur Marthe Richard, réalisateur du film « Partisans de la liberté » qui évoque la figure de Henri Karayan, membre du groupe Manouchian. L’ADVR a consacré à ce film une séance de projection-débat.

Compte rendu de la séance d’hommage à Robert Chambeiron

Jeudi 14 décembre, pour ses 10 ans d’existence, l’ADVR a rendu hommage à son fondateur, Robert Chambeiron. C’était aussi  pour nous l’occasion de commémorer le 80° anniversaire  du CNR  dont  Robert Chambeiron avait été un des artisans, aux côtés de Jean Moulin, de la mise en place. Avec Pierre Meunier, son secrétaire général, il avait contribué à le faire fonctionner après l’arrestation de Jean Moulin en juin 1043.

À l’occasion de cet hommage, nous avons projeté des extraits d’une interview faite en 2011, dans le cadre de la préparation du film de Vincent Goubet « Faire quelque chose » dans lesquels, notamment, Robert Chambeiron explique concrètement comment cet organisme essentiel de l’unification de la Résistance a permis à de Gaulle d’être reconnu comme un chef d’État et non plus seulement comme  un chef de guerre. Il explique aussi comment 19 personnes, souvent activement recherchées par les polices allemande et française ont pu se rassembler en plein Paris, au 48 rue du Four, le 27 mai 1943. Robert Chambeiron nous montre également l’extrême difficulté d’organiser la sécurité des réunions régulières du bureau du CNR. L’interview entière est d’ailleurs sur notre site. Les 45 minutes choisies pour notre séance y seront placées bientôt.

La séance s’est poursuivie avec la présentation par Marie- Fraçoise Bechtel du livre d’entretiens qu’elle a eus avec Robert Chambeiron : « Résistant », publié chez Fayard en 2014. Comme Robert Chambeiron n’a pas voulu publier ses mémoires, ce livre constitue en quelque sorte les mémoires de cet acteur essentiel de la Résistance politique. Une discussion animée et vivante autour de la personnalité de Robert Chambeiron, de son action résistante  et de l’oeuvre du CNR a clos cette belle séance d’hommage.

Calicot installé sur la mairie du 14e où se déroulaient les célébrations parisiennes de la Journée Nationale de la Résistance en 2014

Conférence commune UCFAF/ADVR sur le Haut-Karabakh, 8 décembre 2023

Le 8 décembre 2023, l’Ucfaf et l’Advr ont organisé une conférence sur le thème : « Les Arméniens au Hait-Karabakh, appréhender le contexte actuel ». Le conférencier, Claude Mutafian, est l’auteur de nombreux livres sur l’Histoire de l’Arménie. Avant d’aborder la situation actuelle, il a présenté de façon très claire l’ Histoire compliquée de l’Arménie depuis l’Antiquité. Il a constaté que la perte du Haut-Karabakh était irréversible, alors même qu’il était le cœur de l’Arménie historique, car l’Arménie n’est pas en mesure de gagner une guerre contre l’Azerbaïdjan. Le nettoyage ethnique que le Haut-Karabakh vient de subir sera, selon toute probabilité, l’Histoire l’a déjà montré, suivi d’une destruction du patrimoine arménien dans la région. Pour le moment, le meilleur protecteur contre une nouvelle offensive anti-arménienne se révèle être l’Iran.
La conférence a été filmée par Miguel Vallcillo pour l’ADVR et sera placée sur notre site dès que possible. (advr.fr) Cette conférence s’est tenue dans les locaux du Centre culturel arménien, dans le 10e. Le public était nombreux, composé pour moitié d’adhérents et d’amis de ’l ADVR.
Bien cordialement.
Yves Blondeau

Compte rendu de la Journée Nationale de la Résistance

Le 27 mai nous avons,  avec le Comité Parisien de la Libération (CPL), commémoré le 80 ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance. Cette année c’est la mairie du 15° arrondissement qui était chargée d’accueillir  le CPL pour les commémorations. Le 25 mai différentes plaques mémorielles du 15 ° ont été fleuries avec le concours d’élèves des établissements scolaires de l’arrondissement, notamment au Lycée Buffon  dont 5 élèves ont été fusillés par les Allemands et au stand de tir de Balard où 143 personnes ont été fusillées, dont les 5 de Buffon.

Le 26 mai se tenait le  « village des associations » devant la mairie du 15°  et l’ADVR , comme tous les ans, y avait son stand. Si, compte tenu du long week end, les visiteurs n’ont pas été très nombreux, notre stand a eu cependant un nombre respectable de visites  et le nombre de livres vendus en témoigne. L’après-midi a été entrecoupée de projections dans les locaux de la mairie où étaient installées deux expositions, l’une sur Jean Moulin et l’autre sur la Résistance dans le 15° réalisée par les élèves de Katherine Courjaret lorsqu’elle était professeure dans l’arrondissement.

Le 27 mai, devant le 48, rue du Four où a été créé le CNR, la  cérémonie habituelle s’est déroulée en présence d’un public nettement plus nombreux que d’habitude. Il faut toutefois signaler que le discours de la secrétaire d’État aux Anciens combattants a laissé sans voix un certain nombre de participants. Voulant citer le beau poème « Liberté », de Paul Éluard elle a parlé du poète Paul Uard, voulant ensuite citer les membres du CNR elle a cité Le Troquet au lieu de  Le Troquer et elle a oublié de citer Pierre Meunier  et Robert Chambeiron qui, pourtant, étaient présents le 27 mai puisqu’ils avaient participé à l’organisation de la réunion dont ils ont été nommés  respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint.. La journée s’est terminée par un dépôt de gerbe au monument à Jean Moulin situé au Rond-point des Champs-Élysées et par un ravivage de la Flamme.

Merci à celles qui nous ont rejoints au stand et à ceux et celles qui nous ont accompagnés au 48 rue du Four où nous étions 10 de l’ADVR.

Stand de l’ADVR a la mairie du 15e, pour la Journée Nationale de la Résistance, le 26 mai  2023, avec Danielle Chambeiron, Yves Blondeau et Katherine Courjaret.

Photo : MVM

Photos : Yves Blondeau

Compte rendu de la conférence : « Les Brigades internationales » donnée par Edouard Sill

Lundi 3 avril l’ADVR a proposé une conférence donnée par Edouard Sill sur le thème : « les Brigades internationales dans la guerre d’Espagne, 1936-1939»
Edouard Sill, auteur d’une thèse sur les Brigades internationales, est naturellement un excellent connaisseur du sujet! Il nous a apporté un éclairage poussé sur la façon dont les Brigades ont prisnaissance. Il a évoqué le grand mouvement de solidarité spontanée apparu dès le coup d’Etatfranquiste du 18 juillet 36 contre le gouvernement de Front populaire qui a amené en Espagne descentaines de volontaires. Ces volontaires, inorganisés au début, ont rejoint le plus souvent les colonnes anarchistes. Mais, très vite, un mouvement structuré, encadré par le parti communiste français, après que Jacques Duclos ait obtenu l’autorisation de Staline, a succédé à ce premier mouvement. Le départ des volontaires a alors été encadré par le PCF, de même que leur accueil en Espagne sur la base d’Albacete. Là, sous le commandement d’André Marty, une rapide instruction militaire leur a été donnée avant de les envoyer, dès le début du mois de novembre, sur le front de Madrid.
Si plus de la moitié des volontaires des Brigades étaient Français, leurs rangs ont été grossis par des antifascistes venus de plus de 50 pays, anti-nazis allemands, anti-fascistes italiens, mais aussi tchèques, américains, anglais, etc. Parmi les figures connues qui ont rejoint les Brigades on peut citer Henri Rol-Tanguy, Louis Blésy, Jules Dumont, Arthur London, Lise London. En effet il y a eu de nombreuses femmes volontaires en Espagne républicaine, et Lise était secrétaire d’André Marty.
L’épopée des Brigades internationales symbolise la solidarité, mais aussi le courage et le sacrifice car, sur les 35 000 volontaires engagés, entre 10 et 15 000 ont perdu la vie dans les combats.
Certes, et Edouard Sill nous l’a rappelé, le poids militaire des Brigades est resté modeste par rapport celui de l’armée de la République, mais leur rôle symbolique a été très important. Elles ont été de tous les combats et, par exemple, la Brigade tchèque a perdu 100 % de ses effectifs, car elles ont souvent été engagées dans les secteurs les plus menacés du front.
Je me souviens de Rol-Tanguy qui, lors d’une conférence donnée au Lycée Hélène Boucher nous a raconté l’arrivée de la 11e Brigade à Madrid que les franquistes s’apprêtaient à investir. Les Brigadistes, en se rendant à la Cité universitaire, ont défilé dans la capitale espagnole où tous les volets étaient fermés car les madrilènes pensaient qu’il s’agissait des troupes fascistes. Mais quand les volontaires ont entonné l’Internationale, les volets se sont ouverts et les madrilènes sont descendus dans les rues pour les acclamer… et les franquistes ont été arrêtés à la porte de la ville. Madrid n’est tombée qu’en mars 1939, à la fin de la guerre civile.
Cependant, à cette date, les Brigades étaient parties depuis longtemps puisque le gouvernement républicain espagnol, au nom de la « non-intervention », avait demandé leur départ espérant que cela entraînerait celui des corps expéditionnaires de l’Allemagne nazie et de l’ Italien fasciste, cequi n’a évidemment pas été le cas. Les Brigades, elles, sont parties après un défilé émouvant dans Barcelone le 15 novembre 1938. Et on se souvient des mots de Dolorès Ibarruri, la Passionnaria, qui leur a dit « vous pouvez partir la tête haute, vous êtes l’Histoire, vous êtes la légende ».
Edouard Sill a évoqué enfin la situation difficile faite aux Brigadistes démobilisés, particulièrement aux étrangers internés dans des camps français, dont certains ne sortiront que pour rejoindre les camps de concentration allemands. Cependant, tous les Brigadistes qui le pourront rejoindront bientôt la Résistance en France, forts de leur expérience militaire, pour continuer leur combat antifasciste.

Conférence Brigades InternationalesEdouard Sill 2

 

Compte-rendu de la séance film et débat consacrée à Jean Zay le 6 mars 2023

Lundi 6 mars 2023 l’ADVR a consacré une séance à Jean Zay ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire. C’est une figure de la Résistance qui est longtemps restée trop peu connue. Certes, Jean Zay est entré au Panthéon en 2015 aux côtés de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Antonioz, Germaine Tillion, et cette cérémonie a permis d’évoquer son personnage à sa juste valeur. Mais depuis, le temps a passé et il nous a semblé intéressant de nous arrêter sur sa personnalité et son œuvre à travers le film de Catherine Bernstein : « Jean Zay, un crime français » et l’intervention, pour le débat qui a suivi le film, d’Hélène Mouchard-Zay, sa fille, fondatrice du Cercil (Centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret) installé à Orléans, et qui est une réalisation remarquable.

Jean Zay a modernisé l’enseignement, il a introduit le sport à l’école, prolongé la scolarité jusqu’à 14 ans(1), créé l’ENA pour démocratiser le recrutement dans la haute fonction publique, créé les Crous ( Centres régionaux des oeuvres universitaires), le CNRS. Mais il a aussi, en tant que ministre des Beaux-Arts, de belles réalisations à son actif comme le musée d’Art moderne, le musée des Arts et Traditions populaires, le festival de Cannes. Certes la première édition du festival de Cannes n’a pu se tenir à cause de la guerre, mais on sait ce qu’il est devenu par la suite, et surtout il avait pour rôle de ne pas laisser la culture cinématographique sous contrôle du fascisme italien qui organisait le seul festival international de cinéma de l’époque.

Député radical-socialiste du Loiret à 27 ans, engagé volontaire à la déclaration de guerre, après l’armistice il s’embarque avec d’autres parlementaires sur le Massilia pour continuer la guerre dans l’Empire. Arrêté à son arrivée au Maroc, il est jugé pour « désertion devant l’ennemi » et condamné à la déportation à vie. Comme Dreyfus!

Il est finalement emprisonné en France durant toute la guerre et le 20 juin 1944, extrait de sa cellule par des miliciens il est assassiné.

On peut se demander pourquoi un tel acharnement contre un homme courageux tel que Jean Zay. Hélène Mouchard-Zay nous a donné quelques pistes. Né d’un père juif et d’une mère protestante, il n’était donc pas juif en tant que tel, d’autant plus que sa famille était absolument laïque. Héléne nous a expliqué l’origine de la haine déclenchée à son encontre. Certes il était Franc-maçon, ancien ministre du Front populaire, de gauche, mais surtout il était considéré comme « juif caché» ou «juif intégré» par l’extrême droite française et le régime de Pétain pour qui ces personnes étaient jugées les plus dangereuses, parce que pas ou peu visibles.

Ce 6 mars, la salle était pleine et tout le monde en a apprécié la richesse et son atmosphère chaleureuse.

(1) En 1937Jean zay a inauguré le luxueux lycée Hélène Boucher (seul lycée de filles de l’Est parisien et de la banlieue proche) construit par le Front populaire dans lequel, chaque année, nous organisons nos rencontres de témoignages sur la période de la Seconde guerre depuis plus de 25 ans

Photos : Miguel Vallecillo Mata

Compte-rendu de la soirée d’hommage à Missak Manouchian – UCFAF-ADVR

Depuis de nombreuses années nous sommes associés régulièrement, autour du 21 février, date de l’exécution de Missak Manouchian et de ses compagnons de l’Affiche rouge, à la commémoration de la mémoire de ces combattants « étrangers et nos frères pourtant », organisée par nos amis de l’UCFAF (union culturelle française des Arméniens de France).
Cette année, la table ronde qui s’est tenue au Centre culturel arménien avait pour thème la future panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. Étaient réunis  pour en parler René Dzagoyan qui fut en 2014 à l’initiative de cette demande, Jean-Marc Germain, premier signataire de l’appel, le sénateur Rémy Féraud, fidèle de soirée commémorative de l’UCFAF, Robert Halleux, historien, membre de l’Institut, le professeur Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut, Laurence Patrice, adjointe à la maire de Paris pour la Mémoire et le Monde combattant,Edmond Yanékian, président de l’UCFAF et également président de la séance,  et moi-même, pour l’ADVR.
La discussion a permis de connaître les étapes conduisant à la quasi certitude que le couple Manouchian ( et peut-être, symboliquement, le Groupe, mais ce point n’est pas encore acquis) entrera au Panthéon le 21 février prochain pour le 80° anniversaire de l’exécution de Missak. L’importance de l’événement consistant à faire rentrer au Panthéon Missak et Mélinée, étrangers et de surcroît communistes a été souligné par tous. Cet événement constituera une étape essentielle pour la reconnaissance du rôle joué par tous les combattants FTP-MOI pour libérer la France et pour faire vivre les valeurs qu’elle porte.
Une soirée passionnante, importante et émouvante.

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Photos : © Miguel Vallecillo Mata