Compte-rendu Hommage à Manouchian organisé par l’Ucfaf, la Jaf et l’Advr, le 17 février 2023.

Samedi17 février, au théâtre Victor Hugo de Bagneux, à quatre jours de l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon, les trois associations partenaires:   Ucfaf  (Union culturelle française des Arméniens de France), Jaf (Jeunesse arménienne de France) et ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance)  leur ont ont rendu un hommage  exceptionnel. Un peu partout, et cela est une  très bonne chose, des tables rondes, des projections-débats, des conférences ont évoqué la mémoire de Manouchian et de ses compagnons.  Nos trois associations ont choisi de leur dédier un spectacle de danses arméniennes  et de faire de cet hommage un moment festif.

La réussite de cette soirée a été complète : une salle de 450 places comble et chaleureuse, un ensemble chorégraphique magnifique. La troupe de danse ANI et son chorégraphe Arto Bekdjian, ont proposé un spectacle spécialement conçu  pour l’événement. De plus, la mairie de Bagneux s’est largement engagée à nos côtés.

Ce fut un moment d’autant plus fort que ce sont les jeunes qui ont porté cette mémoire.

l’Italie de Mussolini à Meloni – Du fascisme au post-fascisme – Jean Pierre Brovelli – 1er partie

En dressant le panorama de la vie politique italienne de 1945 à aujourd’hui, Jean-Pierre Brovelli nous permet de comprendre l’évolution de l’activité et de la pensée fascistes en Italie de façon très claire. Cet exposé nous montre aussi comment la Démocratie chrétienne a largement dominé la vie politique italienne ainsi que ses liens avec la Mafia. Evidemment, Jean-Pierre Brovelli évoque également la place du parti communiste italien et sa disparition de la vie politique de ce pays.

film de Miguel Vallecillo Mata pour l’ADVR

Les Brigades Internationales par Edouard Sill

L’épopée des Brigades internationales symbolise la solidarité, mais aussi le courage et le sacrifice car, sur les 35 000 volontaires engagés, entre 10 et 15 000 ont perdu la vie dans les combats. Certes, et Edouard Sill nous l’a rappelé, le poids militaire des Brigades est resté modeste par rapport celui de l’armée de la République, mais leur rôle symbolique a été très important. Elles ont été de tous les combats et, par exemple, la Brigade tchèque a perdu 100 % de ses effectifs, car elles ont souvent été engagées dans les secteurs les plus menacés du front.

Film de Miguel Vallecillo Mata pour l’ADVR

Hommage à Manouchian

Dans le cadre de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, l’ADVR, en partenariat avec l’UCFAF (Union culturelle française des Arméniens de France) et la JAF (jeunesse arménienne de France) vous proposent sous le haut patronage de la mairie de Bagneux, une soirée spéciale créée pour cette occasion par la JAF: danses et poèmes.
Samedi 17 février, 20 heures, théâtre Victor Hugo à Bagneux (14 Avenue Victor Hugo)
Entrée 25 €, 19 pour les moins de 25 ans.

Visite du Mont Valerien

Vendredi 2 février 2024 l’ADVR, en partenariat avec le SNES (syndicat national des enseignements de second degré), avec lequel nous réalisons régulièrement des actions, a organisé une visite du Mont Valerien. Cette visite de ce « Haut lieu de la Mémoire » , commentée par un conférencier de grande qualité, passionné et passionnant  a rassemblé 50 participants qui ont tous apprécié la découverte ou la redécouverte de ce  lieu où  1008 hommes ont été exécutés par la Wehrmacht.

Parmi  ces 1008 personnes exécutées on compte 40 % d’otages et 60 % de résistants.  Et sur l’ensemble des exécutés, 70% étaient des communistes.

Le choix de l’ADVR et du SNES a  en partie été motivé par l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian qui aura lieu le 21 février pour le 80 ème anniversaire de l’exécution de Missak et de 21 de ses compagnons de l’Affiche rouge. Une plaque sera posé au Panthéon à la mémoire de l’ensemble du « Groupe Manouchian ». Pour nous, cette manifestation, aboutissement d’une demande faite dès 2014, sera aussi un hommage rendu à l’ensemble des résistants étrangers de la MOI.

La crypte  où reposent entre autres Bertie Albrecht et Huber Germain (dernier des Compagnons de la Libération)

Le groupe des visiteurs.

La cirière des fusillés.

La cloche où sont inscrits les noms des fusillés. L’un de nos visiteurs y retrouve celui de son oncle.

La chapelle où les condamnés attendaient leur exécution.

Photos transmises par Philippe Zinguilli lors de notre visite au Mont Valérien le 2 février.

Ces photos inédites ont été prises par son grand-père au fort de Romainville à la Libération. Elles témoignent des massacres perpétrés par les troupes allemandes jusqu’au dernier moment.

Compte rendu de la conférence sur « Rawa Ruska, le camp oublié »

Lundi 15 janvier 2024 l’ADVR, en partenariat avec « Ceux de Rawa Ruska », vous a proposé une conférence sur ce camp de représailles pour prisonniers de guerre repris après une ou plusieurs tentatives d’évasion. Ce camp, situé dans le nord de l’Ukraine actuelle, à proximité des camps d’extermination de Belzec, Sobibor, Tréblinka et Auschwitz, a fait que les prisonniers qui y étaient  internés  et durement traités ont été confrontés de très près à l’horreur de l’extermination des juifs par les nazis.

Si nous avons voulu vous parler de ce camp, c’est que les prisonniers qui  ont été détenus  à Rawa Ruska ont obtenu le statut d’internés résistants. Il ne s’agit donc pas de simples prisonniers de guerre (PG). Le conférencier, Alexandre Millet, à détaillé la question de la mémoire autour de ce camp, question complexe compte-tenu de la diversité des situations, et les aléas auxquels est confrontée  l’étude de la mémoire collective et individuelle.

Vous trouverez en pièces jointes quelques photos de la conférence, qui s’est tenue dans une salle comble, ainsi que la brochure de présentation de Rawa Ruska par l’association « Ceux de Rawa Ruska » qui est particulièrement intéressante.

Lettres de captivité de Bernard Launet, détenu à Rawa Ruska.

Documents rassemblés, illustrés et replacés dans leur contexte par Christophe Bettenfeld, professeur d’histoire, auteur d’une thèse de doctorat sur Marthe Richard, réalisateur du film « Partisans de la liberté » qui évoque la figure de Henri Karayan, membre du groupe Manouchian. L’ADVR a consacré à ce film une séance de projection-débat.

conférence de l’ADVR : Rawa Ruska le camp oublié

Compte rendu de la séance d’hommage à Robert Chambeiron

Jeudi 14 décembre, pour ses 10 ans d’existence, l’ADVR a rendu hommage à son fondateur, Robert Chambeiron. C’était aussi  pour nous l’occasion de commémorer le 80° anniversaire  du CNR  dont  Robert Chambeiron avait été un des artisans, aux côtés de Jean Moulin, de la mise en place. Avec Pierre Meunier, son secrétaire général, il avait contribué à le faire fonctionner après l’arrestation de Jean Moulin en juin 1043.

À l’occasion de cet hommage, nous avons projeté des extraits d’une interview faite en 2011, dans le cadre de la préparation du film de Vincent Goubet « Faire quelque chose » dans lesquels, notamment, Robert Chambeiron explique concrètement comment cet organisme essentiel de l’unification de la Résistance a permis à de Gaulle d’être reconnu comme un chef d’État et non plus seulement comme  un chef de guerre. Il explique aussi comment 19 personnes, souvent activement recherchées par les polices allemande et française ont pu se rassembler en plein Paris, au 48 rue du Four, le 27 mai 1943. Robert Chambeiron nous montre également l’extrême difficulté d’organiser la sécurité des réunions régulières du bureau du CNR. L’interview entière est d’ailleurs sur notre site. Les 45 minutes choisies pour notre séance y seront placées bientôt.

La séance s’est poursuivie avec la présentation par Marie- Fraçoise Bechtel du livre d’entretiens qu’elle a eus avec Robert Chambeiron : « Résistant », publié chez Fayard en 2014. Comme Robert Chambeiron n’a pas voulu publier ses mémoires, ce livre constitue en quelque sorte les mémoires de cet acteur essentiel de la Résistance politique. Une discussion animée et vivante autour de la personnalité de Robert Chambeiron, de son action résistante  et de l’oeuvre du CNR a clos cette belle séance d’hommage.

Calicot installé sur la mairie du 14e où se déroulaient les célébrations parisiennes de la Journée Nationale de la Résistance en 2014