Rencontres de témoignages du lycée Hélène Boucher (Paris 20e)

Films réalisés par Miguel Vallecillo 
 
Film 1 : Robert Créange, ancien président de la FNDIRP

Film 2 : Odile de Vasselot, membre du réseau Comète (réseau d’évasion d’aviateurs alliés). Son témoignage : ‘Tombés du ciel » vient de paraître en livre de poche


Film 3 : Jacques Klajnberg: enfant caché. Membre du Comité Tlemcen

Report de la conférence de Jean-Pierre Brovelli

En raison de la crise sanitaire,  et en accord avec Jean-Pierre Brovelli, L’ADVR reporte la conférence qu’il devait donner sur « Fascisme; antifascisme et résistance des Italiens » le jeudi 19 mars à la mairie du 29°.

Nous prévoyons de vous la proposer à la rentrée de septembre si le contexte le permet.
Nous sommes désolés de ce report et vous prions de nous en excuser.

Bien cordialement.

Yves Blondeau, secrétaire général de l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance.

Rencontres du lycée Hélène Boucher, 6 mars 2020

Rencontres du lycée Hélène Boucher, 2020
L’ADVR a organisé sa rencontre annuelle de témoignages au lycée Hélène Boucher le 6 mars 2020.
Depuis quelques années, pour permettre la continuation de la transmission de la mémoire des années d’occupation et de collaboration, nous sollicitons, outre les témoignages directs de résistants et de déportés, de moins en moins nombreux par la force des choses, des témoignages d’enfants cachés, d’enfants déportés et aussi des témoignages de fils et filles de résistants qui ont souvent écrit sur leurs proches.
La crise sanitaire a hélas fait renoncer un certain nombre de nos anciens à se rendre dans un cadre clos au contact d’ environ 300 élèves. Nous les comprenons parfaitement. Si 26 personnes avaient prévu de venir témoigner, 20 sont cependant venues malgré le contexte général défavorable.
Comme toujours, les élèves étaient au rendez-vous, ce qui nous conforte dans la volonté de continuer à organiser ces rencontres et à poursuivre la transmission autrement. Il est à signaler que ce type d’événement n’est possible que grâce à l’implication totale de l’établissement qui nous accueille.

Yves Blondeau

Vue partielle de la salle (au premier plan Naftali Skrobeck, résistant FTP-MOI)
Ginette Kolinka (survivante d’Auschwitz)
Odile de Vasselot ( résistante, ligne d’évasion Comète)

Inauguration du nouveau Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne

Samedi 29 février 2020 a eu lieu l’inauguration du nouveau Musée de la Résistance Nationale, quai Victor-Hugo à Champigny-sur-Marne. L’ADVR était représentée
à cet événement important.
Le nouveau musée, situé à l’espace Aimé Césaire, est maintenant très accessible car la station de RER « Champigny » n’est qu’à une dizaine de minutes à pied.
Lorsque les travaux de la ligne 15 auront abouti, le métro sera juste devant l’entrée du musée. C’est important car le musée prendra ainsi une autre dimension en étant beaucoup plus accessible encore et deviendra un grand musée de la Résistance.
Les bâtiments du parc Vercors, où se trouvait l’ancien musée, restent dédiés à la conservation des archives et au travail des chercheurs.
Malgré le froid et la tempête, un public très nombreux a assisté à cette inauguration accompagnée d’un discours du maire de Champigny, Dominique Adenot, d’un discours du président du conseil départemental, Christian Favier, d’un discours de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, ces collectivités territoriales ayant financé les travaux, d’un discours de Lucienne Nayet, présidente des Musées de la Résistance et d’une allocution du président des Amis du musée, Georges Duffau-Epstein, fils de Joseph Epstein, alias « Colonel Gilles » responsable FTP de la région parisienne, arrêté en même temps que Manouchian, fusillé en avril 1944.
L’ADVR prévoit d’ores et déjà d’organiser à l’automne, en partenariat avec le SNES, comme nous le faisons depuis plusieurs années maintenant, une visite de cet espace muséal.

Le maire de Champigny
La présidente de région
Georges Duffau-Epstein.

UCFAF/ADVR: soirée d’hommage au groupe Manouchian

Vendredi 21 février 2020, l’ADVR, en partenariat avec l’UCFAF (Union culturelle française des Arméniens de France) et la JAF (jeunesse arménienne de France), a commémoré le 76 ° anniversaire de l’exécution des 22 de l’Affiche rouge (Olga Bancic, la 23° condamnée, étant guillotinée en Allemagne en juin 1944).
Régulièrement, depuis plusieurs années, nous nous associons avec nos amis de l’UCFAF, à cet hommage rendu à nos camarades de la MOI qui ont combattu et qui sont morts pour que nous soyons libres et pour que nous vivions dans un monde solidaire.
Dans leur cellule, la veille de leur exécution, ils ont passé le flambeau de leurs espoirs à un jeune résistant de 16 ans, Julien Lauprêtre, qui a passé sa vie à faire vivre la solidarité dont ils avaient rêvé. Militant communiste, Julien Lauprêtre a été président du Secours populaire de 1955 à sa mort en 2019, à l’âge de 93 ans.
Le beau film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia nous a permis de découvrir, ou de mieux connaître, ce personnage exceptionnel qui a transformé le Secours populaire en privilégiant l’action humanitaire à l’action politique. Un magnifique exemple de transmission des valeurs humaines essentielles et de réalisation sans faille du voeu de Manouchian et de ses camarades.
La discussion qui a accompagné le film a été animée par Edmond Yanékiian, pour l’UCFAF, Yves Blondeau, pour l’ADVR, Laurence Karsznia, co-réalisatrice du film, Didier Le Reste, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots de 2000 à 2010, conseiller de Paris, l’écrivain Didier Daeninckx, auteur d’un bel ouvrage sur Manouchian, intitulé « Missak » et par l’artiste algérien Mustapha Boutadjine, auteur d’un magnifique portrait de Manouchian.

Photos: les intervenants et portrait de Manouchian par Mustapha Boutadjine.

L’ADVR rend hommage à Rol-Tanguy

Mercredi 12 février 2020, l’ADVR a présenté une conférence filmée du Colonel Rol-Tanguy sur la libération de Paris.
Cette conférence a été filmée au lycée Hélène Boucher où le Colonel était venu en 1996 évoquer son action dans les jours décisifs de l’insurrection qui a permis de libérer la capitale et d’y rétablir les institutions républicaines. Ce témoignage, particulièrement précieux puisqu’il émane de l’homme qui, au nom du CNR et de sa commission militaire le COMAC, a organisé, dirigé et mené à bien l’insurrection, nous a permis de comprendre comment et pourquoi celle-ci a pu être victorieuse.
En effet, Rol-Tanguy, chef régional des FFI de la région parisienne (Ile -de- France actuelle) depuis juin 1944 était, par ses services de renseignements, parfaitement au courant de l’état des forces allemandes: 20 000 soldats allemands démoralisés, commandés par un chef, Von Choltitz, que la radio de Londres menaçait de juger comme criminel de guerre tandis que les Alliés approchaient de Paris… Tout cela permettait de penser que les Allemands ne pourraient pas tenir une ville qui commençait à bouillonner comme le montraient le rassemblement de plus de 100 000 parisiens le 14 juillet et les grèves qui se multipliaient. Le Colonel Rol-Tanguy par ailleurs rappelé les combats de 1789, de 1830, de 1848, de 1871, et la tradition, quand le peuple de Paris ne supporte plus l’oppression, d’édifier des barricades. Les barricades qui se sont dressées, surtout dans les quartiers populaires, ont entravé les mouvements des Allemands très vite confinés dans certains points forts bien retranchés, comme le Luxembourg, la caserne de la République ou le QG de Von Choltitz. Les chars de Leclerc, dont le commandant Gallois envoyé par Rol avait accéléré l’arrivée, ont permis de dégager ces points de résistance et d’accélérer la reddition des Allemands. Mais Paris s’était libérée en grande partie par elle même, par son peuple et par l’action de la Résistance intérieure. Le Colonel Rol est d’ailleurs, aux côtés de Leclerc, signataire de la reddition des Allemands.
Après cela, personne n’aurait pu ne pas appliquer les voeux du CNR inscrits dans le Programme de la Résistance. A la fin du film, l’épouse du Colonel Rol, Cécile, secrétaire et agent de liaison de son mari, a évoqué la vie quotidienne des deux résistants qu’ils étaient et les auditeurs ont également vivement apprécié ce témoignage. La discussion qui a suivi le film a été animée parJean Rol-Tanguy, fils aîné du Colonel Rol, actuellement président du Comité Parisien de la Libération. Il a répondu avec une grande simplicité et beaucoup d’émotion aux questions du très nombreux public. Qu’il en soit vivement remercié.

Yves Blondeau

Visite du Musée de la libération de Paris – 4 février 2020

Mardi 4 février 2020, en partenariat avec le SNES, l’ADVR a organisé la visite du nouveau
« Musée Jean-Moulin-Mémorial du général Leclerc ». L’ancien musée, situé sur la dalle de la gare Montparnasse a été transféré dans l’un des pavillons de l’octroi situé à Denfert-Rochereau et a pris le nom de Musée de la Libération de Paris, tout en gardant les références à Jean Moulin et à Leclerc.
Le nouveau musée, situé à un emplacement emblématique, est plus accessible, mais surtout il bénéficie d’un aménagement modernisé et bien conçu qui permet une bonne mise en valeur des documents exposés et comporte de nombreuses vidéos qui animent le parcours de la visite. Autre nouveauté, longtemps attendue, la visite du PC du colonel Rol-Tanguy d’où, disposant d’un réseau téléphonique autonome qui échappait au contrôle des Allemands, celui-ci a pu diriger l’insurrection, coordonner les actions et les combats qui, du 19 au 25 août 1944, ont permis la libération de la capitale. Le PC est situé à une centaine de marches sous le musée. C’est avec émotion que nous avons visité ces lieux chargés d’histoire.
Les visites guidées sont limitées à 18 personnes et les 18 inscrits qui étaient au rendez-vous ont exprimé leur satisfaction. Beaucoup ont même prévu de revenir et de faire découvrir les lieux à leurs amis…
Nous avons eu le plaisir de retrouver parmi les visiteurs de notre groupe ADVR Pierrette Rossi, la doyenne de notre association, ancienne résistante du mouvement Combat, déportée à Ravensbrück.

L’an prochain nous envisageons avec nos amis du SNES de continuer nos visites communes des lieux de mémoire en allant découvrir le nouveau Musée de la Libération Nationale (MLN), à Champigny-sur-Marne, qui sera inauguré le 29 février prochain.

Quelques photos de notre visite.

 

 

 

Conférence filmée du Colonel Rol-Tanguy

Mercredi 12 février, l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance  (ADVR) présentera une conférence filmée du Colonel Rol-Tanguy, chef militaire des FFI de la région Ile-de-France et organisateur de l’insurrection de Paris d’août 1944 qui permit la libération de la capitale.

Jean Rol-Tanguy, fils aîné du Colonel Rol, actuellement président du CPL, Comité parisien de la Libération, répondra aux questions du public.

La séance se déroulera à la Mairie du 20°, place Gambetta, à partir de 16 heures, salle du Conseil.

Soirée d’hommage au Groupe Manouchian

L’UCFAF (Union Culturelle des Arméniens de France), en partenariat avec l’ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance) et la JAF (Jeunesse Arménienne de France), vous invitent à une soirée d’hommage au Groupe Manouchian, vendredi 21 février 2020 à 20 h.

Centre culturel UCFAF, 6 cité du Vauxhall, Paris 10°, Métro République.

Cette soirée aura lieu 76 ans jour pour jour après l’exécution des 22 membres du groupe au Mont Valérien. Elle se déroulera autour du film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia:

« Julien Lauprêtre, solidarité, le sens d’une vie »,  en présence de la réalisatrice.

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« En ce temps-là…l’amour », pièce de Gilles Ségal

Représentation théâtrale ADVR/Comité Tlemcen
« En ce temps-là…l’amour », pièce de Gilles Ségal

Mardi 26 novembre, l’ADVR, en partenariat avec le Comité Tlemcen et la Maison des seniors et de la culture Blumla Fisher a proposé une représentation théâtrale exceptionnelle.
Nous avons présenté la pièce de Gilles Ségal, « En ce temps-là, l’amour… » mise en scène et jouée de façon sobre et dense par Pierre- Yvers Desmonceaux.

L’ADVR et le Comité Tlemecen ont invité leurs adhérents ainsi qu’une classe de troisième du collège Jean-Baptiste Clément, du 20° arrondissement, tandis que la Maison de la culture et des seniors qui prêtait ses locaux avait invité ses propres adhérents. Il y avait 115 places et outes étaient occupées.
Le mélange des publics, le mélange des âges aussi, ont contribué à créer un climat particulier dans lequel le magnifique texte de Gilles Ségal et le talent de Pierre-Yves Desmonceaux ont eu une portée partuculuère, lourde d’émotion. De nombreuses personnes, élèves ou adultes, nous ont avoué qu’elles avaient pleuré…
Les élèves du collège J-B Clément, qui préparent avec leurs professeurs un voyage à Auschwitz en fin d’année, ont été extraordinaires d’attention.
Les trois associations partenaires se sont félicitées d’avoir pu réaliser cette collaboration profitable à tous et envisagent déjà pour l’an prochain de travailler à un nouveau projet à partir d’une réflexion que la Compagnie de l’Arbre sec est en train de mener autour de textes de Brecht et de Kressman Taylor.

Une partie du public
L’acteur, Pierre-Yves Desmonceaux et une partie du public
L’acteur, Pierre-Yves Desmonceaux