Compte-rendu Conférence « Voves, un camp de concentration en France »

Jeudi 7 avril l’ADVR a reçu, à la Mairie du 20e, Etienne Egret, secrétaire-mémoire du camp de Voves pour une conférence intitulée « Voves, un camp de concentration en France ». Etienne Egret après nous avoir présenté l’histoire du camp a évoqué avec passion la vie quotidienne des détenus. Il a présenté les multiples activités culturelles de « l’université » organisée par les prisonniers, essentiellement des communistes qui maintenaient ainsi le moral et préparaient l’avenir. Etienne Egret nous a conté les évasions dont les plus spectaculaires sont celles des faux gendarmes et celle du tunnel. Une dizaine de prisonniers déguisés en gendarmes ont ainsi franchi l’entrée du camp à la barbe des gardiens et se sont évanouis dans la nature. Quant au tunnel (creusé sur plus de 140 mètres en évacuant 70 m3 de terre), qui a servi de modèle pour le film ‘La grande évasion », il a permis
l’évasion de plus de 40 prisonniers. Tous les évadés ont repris le combat et un certain nombre d’entre eux y ont laissé leur vie. Le camp de Voves n’était pas qu’un simple camp d’internement il était aussi un réservoir d’otages et l’antichambre de la déportation vers les camps allemands.
Inlassablement Etienne Egret poursuit son travail sur le camp de Voves: réaménagement du
musée, cérémonies mémorielles, conférences, copublication avec Dominique Philippe d’ouvrages: « Voves 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir », « Voves 1942-1944, l’Université, culture et résistance » et un troisième est en préparation.
N’oublions jamais, écrivent Etienne Egret et Dominique Philippe, que sur plus de 2000
internés à Voves, 605 ont été déportés en Allemagne et seuls 194 ont survécu.

Compte-rendu de la séance consacrée à la répression contre les Tsiganes pendant la guerre, rédigé par Geneviève Guyot.

Compte-rendu de la table ronde de l’ADVR du mardi 11 octobre 2022

Notes prises et mises en forme par Geneviève Guyot, ADVR

Sujet : La répression des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Interventions de Monique Heddebaut, historienne, puis de Kkriss Mirror, dessinateur.

Monique Heddebaut nous fait un exposé très pédagogique, instructif et très poignant du Convoi Z, qu’elle présente dans
son livre « Des Tsiganes vers Auschwitz – le convoi Z du 15 janvier 1944 » (éditions Tirésias).Elle intervient dans le Nord
Pas de Calais et la Belgique.

L’appellation « Tsigane » est complexe. Arrivés dès le X° siècle du nord est de l’Inde, ils migrent dans tous les pays d’Europe.
Petit à petit, ils s’agrègent aux autochtones. Leur point commun serait que ce sont des populations nomades.
Dès la fin du XIX° siècle, début du XX°, les états ont la volonté de maîtriser les mouvements des populations et de les
contrôler. Les premières mesures touchent les hors-la-loi et les nomades ( loi de 1912). Les techniques en développement
chez la police (dactyloscopie, photographie) permettent la réalisation des premiers Carnets Anthropométriques. Les nomades
forment des populations itinérantes ; ils sont considérés comme vagabonds à caractère ethnique, identifiés par leur langue et
leur mode de voyage.

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Les deux intervenants de la table ronde, Monique Heddebaut et Kkrist Mirror

La répression contre Les Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale

Avec Monique Heddebaut et Kkrist Mirror

Mardi 11octobre, Mairie du 20°, place Gambetta
à 16 heures, salle du Conseil

Monique Heddebaut est historienne, autrice de nombreux ouvrages en particulier sur la répression dont furent victimes les Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est membre de la commission historique du Nord et  directrice de publications. Elle collabore avec le musée de Malines pour la question tzigane.  Elle participe à de nombreux colloques nationaux et internationaux sur les déportations raciales et la barbarie. Son dernier ouvrage : « Des Tziganes vers Auschwitz, le convoi Z du 15 février 1944 » est publié chez Tirésias–Michel Reynaud.

Dessinateur de presse et de BD, Kkrist Mirror est Grand prix de la Ville de Paris en 1982, Prix de la Vocation de l’Institut Pasteur, Mention du prix œcuménique au festival international de la BD d’Angoulême en 2017, membre de la délégation interministérielle d’hommage aux nomades internés en France (1940-1946) qui aboutit à la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans l’;internement arbitraire des Tziganes.
Auteur de nombreuses bandes dessinées sur Les Tziganes.

Conférence d’Etienne Egret le 7 avril 2022

Jeudi 7 avril 2022, l’ADVR a reçu, à la Mairie du 20e, Etienne Egret, secrétaire-mémoire du camp de Voves pour une conférence intitulée « Voves, un camp de concentration en France ». Etienne Egret après nous avoir présenté l’histoire du camp a évoqué avec passion la vie quotidienne des détenus. Il a présenté les multiples activités culturelles de « l’université » organisée par les prisonniers, essentiellement des communistes qui maintenaient ainsi le moral et préparaient l’avenir.
Etienne Egret nous a conté les évasions dont les plus spectaculaires sont celles des faux gendarmes et celle du tunnel. Une dizaine de prisonniers déguisés en gendarmes ont ainsi franchi l’entrée du camp à la barbe des gardiens et se sont évanouis dans la nature. Quant au tunnel (creusé sur plus de 140 mètres en évacuant 70 m3 de terre), qui a servi de modèle pour le film ‘La grande évasion », il a permis l’évasion de plus de 40 prisonniers. Tous les évadés ont repris le combat et un certain nombre d’entre eux y ont laissé leur vie. Le camp de Voves n’était pas qu’un simple camp d’internement il était aussi un réservoir d’otages et l’antichambre de la déportation vers les camps
allemands.
Inlassablement Etienne Egret poursuit son travail sur le camp de Voves: réaménagement du musée, cérémonies mémorielles, conférences, co-publication avec Dominique Philippe d’ouvrages: « Voves 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir », « Voves 1942-1944, l’Université, culture et résistance » et un troisième est en préparation.
N’oublions jamais, écrivent Etienne Egret et Dominique Philippe, que sur plus de 2000 internés à Voves, 605 ont été déportés en Allemagne et seuls 194 ont survécu.

Le conférencier
Le conférencier

L’Arménie dans la Seconde Guerre mondiale

Commémoration de l’exécution de Manouchian et de ses camarades de l’Affiche rouge.
Dans le cadre du soixante-dix-huitième anniversaire de l’exécution de Missak Manouchian et de ses camarades, l’UCFAF (Union culturelle française des Arméniens de France) a organisé, vendredi 11 mars, en partenariat avec l’ADVR, une table ronde exceptionnelle dont le thème était : l’Arménie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Les interventions, très riches, ont été passionnantes.

Participaient à la table ronde: Jean-Pierre Mahé, membre de l’Institut, Boris Adjemian, historien, directeur de la bibliothèque de l’UGAB (Union générale Arménienne de Bienfaisance) et Léon Ketchéyan, docteur en sciences historiques et philologiques.

Depuis de nombreuses années l’ADVR et l’UCFAF commémorent ensemble la mémoire du groupe Manouchian, « ces étrangers et nos frères pourtant » à qui nous devons tant.

Voves, un camp de concentration en France

L’ADVR vous invite à la conférence de Etienne Egret, secrétaire mémoire du camp de Voves

Voves, un camp de concentration en France

Jeudi 7 avril, Mairie du 20°, place Gambetta, 16 heures, salle du Conseil

Etienne Egret et Dominique Philippe sont les co-auteurs de : ‘’Voves 1942-1944 un camp en Eure-et-Loir’’ et ‘’Voves 1942-1944 l’Université : Culture et Résistance’’.

Dans l’histoire du camp de Voves, camp de concentration français, gardé par des Français. Le livre montre la vie quotidienne des internés, l’entraide, la survie, les évasions, la déportation vers l’Allemagne. Réservoir d’otages au cœur de la Beauce, Voves incarne surtout un lieu de résistance où des hommes refusent l’inacceptable.

Dans le deuxième volume, les auteurs présentent l’organisation interne et clandestine des internés, le bouillonnement de culture qui, de l’Université – tolérée par la direction- au théâtre, de la chorale à l’harmonie, du sport à la préparation militaire clandestine, animait les internés du camp de Voves au fil des 856 jours de son existence. La dernière partie de l’ouvrage est consacrée à l’évasion préparée au sein du théâtre, réussie au nez et à la barbe des gardiens.

Etienne Egret et Dominique Philippe montrent comment la culture était devenue une arme pour les internés et comment elle sert à construire l’avenir.

Conférence ADVR : « Fascisme, antifascisme et résistance des Italiens »

Après un an et demi d’interruption pour cause de crise sanitaire, l’ ADVR a repris son activité le lundi 11 octobre 2021 avec la conférence de Jean-Pierre Brovelli dont le thème était « Fascisme, antifascisme et résistance des Italiens ».
La conférence, vivante et très documentée a été, de l’avis unanime, passionnante.

Jean-Pierre Brovelli, dans la trame historique générale, a su intégrer des témoignages, qu’il a recueillis personnellement  autour de lui,  de combattants ou de victimes du fascisme.
La salle des mariages de la mairie du 20° où se tenait la conférence était pleine.

Film de Miguel Vallecillo Mata illustrant la conférence de Jean-Pierre Brovelli du 11 octobre 2021

Fascisme, antifascisme et résistance des Italiens, conférence de Jean-Pierre Brovelli, film réalisé par Miguel Vallecillo Mata, 2° partie

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Photos ci-dessous : Miguel Vallecillo

Jean-Pierre Brovelli, le conférencier.
Vue de la salle
Jean-Pierre Brovelli, le conférencier