Disparition de Pierre Morel

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Pierre Morel à l’âge de 98 ans. Ancien résistant, Pierre Morel fut  membre d’un réseau d’évasion d’aviateurs alliés puis, après avoir rejoint Londres, en passant par le camp de concentration de Miranda en Espagne, il devint membre du réseau Oscar Parson (réseau anglais  du SOE, Special Opération Executive, dépendant du colonel Buckmaster),  et du BCRA , Bureau Central de Renseignements et d’action, dépendant du colonel Passy).

Pierre Morel a été, de 2004 à sa dissolution il y a quatre ans,  président du Comité d’Action de la Résistance, le CAR, créé par Georges Bidault en  1948.

Il était aussi un infatigable militant de la Mémoire et a  participé régulièrement depuis leur création aux rencontres avec les élèves du lycée Hélène Boucher tant que sa santé le lui a permis, ce dont nous lui en sommes très reconnaissants car son témoignage était d’une grande honnêteté et d’une grande richesse. C’est un ami des valeurs que nous portons qui disparaît.
Pierre Morel au lycée Hélène Boucher en 2008

Disparition de M. Yvan Korolitski

Yvan Korolitski au lycée H Boucher en 2008
C’est avec un profond regret que je vous fais part de la disparition d’un résistant qui était très attaché aux actions menées par notre association. Yvan Korolitski avait été très jeune un combattant FTP-MOI des groupes Carmagnole  et Liberté de Lyon et de Grenoble.
Témoin inlassable, il participait depuis toujours aux soirées de réflexion que nous organisons au lycée Hélène Boucher. Il était un homme d’une gentillesse extrême, particulièrement chaleureux; et très apprécié des élèves auxquels il s’adressait. Souvent il me parlait, avec beaucoup d’émotion, des lettres que les jeunes lui envoyaient après ces rencontres.
C’est un grand humaniste qui disparaît, victime du Covid, tout comme son épouse, fille d’un républicain espagnol, riche des mêmes qualités.
Lors de la dernière rencontre avec les élèves du lycée Hélène Boucher, le 6 mars dernier, tout juste avant le confinement,Miguel Vallecillo, qui filme nos actions, avait réalisé plusieurs petits films avec Yvan.
Vous pouvez les voir sur notre site:advr.fr
Pour l’ADVR, Y.B.
Yvan Korolitski par Miguel Vallecillo en 2020

DÉCÈS DE DANIEL CORDIER, COMMUNIQUE DU CPL

Paris le 22 novembre 2020
Contacts : Guy Hervy
0643276974
g,hervy@wanadoo,fr

Le Comité Parisien de Libération s’incline avec un grand respect et un profond chagrin devant la
dépouille de Daniel Cordier, décédé le 20 novembre. Compagnon de la Libération, Officier de la
France libre, il sera le secrétaire de jean Moulin, unificateur de la résistance intérieure et fondateur
du Conseil National de la Résistance. Du tout premier jour du combat libérateur et jusqu’à son
dernier souffle, Daniel Cordier demeurera le symbole de l’engagement et de l’honneur de la
Résistance française, de la fusion de la France Libre et de la Résistance intérieure.

D’autres que nous diront la singularité du parcours de ce jeune homme, antisémite assumé et
admirateur de Pétain dont il rejettera immédiatement la trahison et au prix d’une douloureuse
réflexion personnelle le fera s’engager dans la lutte pour le retour de la démocratie et la
République. Il deviendra un rouage décisif du combat contre l’ennemi nazi, la collaboration et le
régime de Vichy.

Le Comité Parisien de la Libération, coordinateur de la Journée Nationale de la Résistance à Paris ,
gardera précieusement le souvenir de la participation de Daniel Cordier à la cérémonie du 27 mai
2018, rue du Four, hommage à la première réunion du CNR, en 1943. Entouré d’élèves d’écoles
parisiennes, et de lycéen-ne-s, Ce jour, il sut, malgré son grand âge, leur faire partager les leçons
toujours d’actualité de son engagement indéfectiblement républicain. Ce dialogue aussi amical
qu’animé lui avait aussi permis de mettre au premier plan l’exigence culturelle qu’il considérait
comme un des piliers de notre démocratie.

Le CPL appelle à lire et faire lire les ouvrages de Daniel Cordier, écrivain et historien de la
Résistance française et de l’engagement humaniste universel. C’est le moyen le plus fécond de
poursuivre son combat et de l’accompagner dans son éternité.

Paris le 21 novembre 2020

Jean Rol Tanguy
Président du Comité Parisien de la Libération Secrétaire Général

Guy Hervy
coordonnateur de la Journée nationale de la Résistance

SIÈGE SOCIAL. CPL chez Musée de la Libération de Paris -Musée Général Leclerc -Musée Jean Moulin,
4, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy, 75014 PARIS
SIÈGE ADMINISTRATIF CPL chez Musée de la Résistance nationale , parc Vercors
88,avenue Marx Dormoy , 94500 CHAMPIGNY SUR MARNE

En raison de la situation sanitaire, L’ADVR est contrainte de suspendre son programme d’activités prévu pour la saison 2020-21. On trouvera la liste des actions programmées ci-dessous, mais sans indication de date. Nous espérons, naturellement reprendre notre travail au service des valeurs de la Résistance le plus tôt possible.
Tout d’abord je me permets, en notre nom à tous, d’exprimer une pensée émue pour les figures de la Résistance qui nous ont quittés cette année.
– Jack Moisy, résistant FTP de la région parisienne, membre de l’ADVR depuis sa création, militant actif de notre organisation pour laquelle il a proposé de nombreux articles. Je rappelle que lors de la crise qui a opposé l’ANACR à Robert Chambeiron il a organisé une pétition nationale de soutien à ce dernier… ce qui lui a valu d’être aussitôt exclu de l’ANACR à laquelle il avait pourtant beaucoup donné.
– Cécile Rol-Tanguy, fidèle participante aux réunions du lycée Hélène Boucher depuis leur création. Nous l’avions revue avec émotion lorsque nous avons présenté la conférence filmée du Colonel Rol-Tanguy car elle avait participé à cette conférence.
– Paulette Sarcey, résistante FTP-MOI, elle avait été arrêtée et déportée avec son compagnon, Henri Krasucki, et avait tout comme ce dernier continué la résistance dans le camp d’Auschwitz. Elle aussi était une infatigable militante de la Mémoire et une fidèle des réunions du lycée Hélène Boucher depuis le début.
Paulette Sarcey, Cécile Rol-Tanguy et Jack Moisy ont travaillé à transmettre les valeurs de la Résistance tant que leurs forces le leur ont permis.

Actions ADVR 019-2020
Notre association a connu une année difficile et le programme d’activités que nous avions prévu n’a pu être réalisé complètement pour deux raisons : les élections municipales et la crise sanitaire.
– Les élections municipales ont empêché la mairie du 20e de nous prêter, comme elle le faisait habituellement, des salles à partir du mois de mars. L’équipe en place ne pouvait s’ engager pour l’équipe qui devait lui succéder. Nous pensions reprendre contact avec la nouvelle équipe dès le résultat des élections, fin mars… mais n’avons pu le faire qu’en septembre. La crise et le confinement ont tout bloqué. Malgré tout, nous avons pu réaliser un nombre non négligeable d’actions.
– Le 9 octobre 2019, Ricardo Palma nous a présenté son livre « Une étreinte du vent » et son itinéraire de guérillero chilien condamné à la prison à vie, évadé, clandestin au Mexique pendant 20 ans, qui a obtenu récemment l’asile politique en France.
– Le 14 novembre 2019, conférence d’Yves Blondeau au théâtre Berthelot pour le Club Histoire de la ville de Montreuil , « La Résistance vue par ses acteurs ».
– Le 26 novembre 2019, représentationthéâtrale : « En ce temps-là l’amour », texte de Gilles Ségal joué par Pierre-Yves Desmonceau,, en partenariat avec le Comité Tlemcen et la Fondation Bluma Fiszer, à laquelle nous avions convié une classe de 3° du collège Jean- Baptiste Clément (Paris 20°) qui fait un gros travail sur Auschwitz.
– Le 4 février 2020, visite guidée du nouveau Musée de la Libération de Paris, en partenariat avec le SNES (syndicat national des enseignements de second degré).
– Le 12 février, conférence filmée du colonel Henri Rol- Tanguy, débat avec
Jean Rol-Tanguy, fils aîné du colonel Rol,
président du Comité Parisien de la
Libération (CPL).
– Le 21 février, hommage au groupe Manouchian, en partenariat avec l’UCFAF (Union culturelle française des Arméniens de France). Film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia « Solidarité, le sens d’une vie, Julien Lauprêtre »,. Julien Lauprêtre a été détenu dans la même cellule que les membres du groupe Manouchian à la veille de leur exécution. Il a présidé le « Secours populaire » pendant de nombreuses années. Débat avec Didier Daeninckx, Laurence Karsznia, Didier Le Reste et Yves Blondeau.
– Le 6 mars, séance de témoignages sur la Résistance et la Déportation avec les élèves du lycée Hélène Boucher.Une vingtaine de témoins directs, d’enfants cachés, de responsables d’associations de la Mémoire, d’écrivains, échangent avec 350 élèves.

Projets ADVR
– Projet de réalisation d’un film de témoignage autour d’Yvan Korolitski, combattant FTP^MOI (Carmagnole- Liberté)pour l’ADVR, par Miguel Vallecillo.
– Projet d’exposition des portraits de résistants de Danilo de Marco, auprès de la nouvelle municipalité de Paris.

Programme d’actions prévu pour 2020-2021
– Conférence de Jean-Pierre Brovelli : « Fascisme, antifascisme et résistance des Italiens »(Prévue initialement le 10 mars 2020).
– Enquête de Stéphanie Trouillard : « Mon oncle de l’ombre », (Initialement prévue pour avril ). Une remarquable enquête historique pour faire revivre un jeune résistant breton fusillé en juin 1944.
– Conférence de Marie-Françoise Bechtel, « Les services publics, socle de notre République ». M-F Bechtel est la fondatrice d’un Institut d’études des services publics.
– Table ronde organisée conjointement avec « Le Patriote résistant » rassemblant trois témoins/acteurs de la Résistance et de la Déportation: Frania Haverland, Jean Villeret et Serge Wourgaft.
– Projections-débats autour du film de Jean-Philippe Jacquemin « Contre vents et marées » au studio Saint André des Arts, à l’invitation de Julien Legros, rédacteur en chef du « Patriote
résistant ».
– Film de Pascal Convert « Epstein, bon pour la légende ». Débat avec le fils de Joseph Eptein (colonel Gilles, chef des FTP-MO à Paris), Georges Duffau- Epstein.
– Film de Medhi Lalloui, « Jacques Charby, porteur d’espoir ». Itinéraire d’un résistant, second du réseau Jeanson pendant la guerre d’Algérie. Débat avec le réalisateur.
– « Un camp de concentration en France, Voves », présentation par Étienne Egret et Dominique Philippe de leur remarquable travail sur le camp de séjour surveillé de la région de Chartres, antichambre des camps allemands.
– Conférence de Gilbert Ricard,« Crise du capitalisme et mondialisation ».
– Conférence de Joëlle Boursier-Delpech, « Avoir 20 ans à Dachau », enquête sur la déportation de son père.
– Visite du Musée de la Résistance Nationale de Champigny, en partenariat avec le SNES.
– Spectacle théâtral monté par la Compagnie de l’Arbre sec, à destination de l’ADVR, « Grand peur et misère du Troisième Reich ».
– Projection du film « Les FTP-MOI dans la Résistance », film de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia, débat avec les réalisateurs.
– Rencontres-mémoire au Lycée H. Boucher.

Journée nationale de la Résistance – 27 mai 2020

Compte tenu de la situation sanitaire, les cérémonies du 27 mai ont été cette année bien particulières.
Certes, heureusement, une cérémonie officielle s’est déroulée à 11h30, pour la Journée Nationale de la Résistance, devant le 48 rue du Four, là où a été créé le Conseil National de la Résistance, avec la participation de Anne Hidalgo, maire de Paris, du maire du sixième arrondissement, des représentants du CPL (Comité Parisien de la Libération) et de son président, Jean Rol-Tanguy.

Dans ce contexte, le CPL a appelé chacune des associations qui le composent ou, à titre individuel, chaque militant se reconnaissant dans les valeurs de la Résistance, à honorer la Résistance et les résistants en se rendant devant des plaques, des stèles pour rendre hommage aux combattants tombés pour la libération du pays ou aux victimes des barbaries vichyste et nazie.

C’est ainsi que l’ADVR a été représentée devant un certain nombre de ces monuments par des militants que nous remercions tout particulièrement.

Des photos ont été prises pour témoigner de ces actions. On en trouvera quelques unes ici.

Je tiens à souligner l’action de notre amie Pierrette Rossi, doyenne de l’ADVR, qui a tenu à se rendre devant une plaque, rue d’Alésia, commémorant la déportation des enfants des écoles. De même, Jeannette Borzakian, qui n’a pu se déplacer, a été représentée devant une plaque sur laquelle elle a fait déposer par sa fille, Josette, sa fausse carte d’identité de sa période résistante.

Je tiens à remercier aussi nos amis Geneviève Guyot et Alain Malassinet qui ont fait le tour de nombreuses plaques dans les 10e, 11e, 12e arrondissements, fleurissant chacune d’entre elles.

Je n’oublie pas non plus notre amie Marianne Delranc qui, avec Anny Gruska, se sont jointes à la manifestation organisée par les communistes du 20e arrondissement, devant la plaque où nous nous étions rendus le 8 mai dernier, rue de Ménilmontant.

Quant à moi, je suis allé modestement me recueillir devant un monument de Charente-Maritime signalant l’exécution de deux jeunes résistants le 25 août 1944, le jour même de la libération de Paris.

Yves Blondeau

Pierrette Rossi, 102 ans, honore la mémoire des enfants déportés de cette école de la rue d’Alésia. dans le cadre des actions de l’ADVR, le 27 mai 2020.

 

 

Compte-rendu du 8 mai de l’ADVR

Comme l’avaient suggéré nos amis du Comité Parisien de la Libération, nous avons commémoré à notre façon le 75e anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne.
En respectant, naturellement, les précautions sanitaires qui s’imposent nous avons donné rendez-vous à quelques amis-amies du quartier sur le lieu du tunnel de la petite ceinture (rue de Ménilmontant, en face ode la rue Sorbier) et nous avons fleuri la plaque qui évoque les cinq résistants morts au combat à cet endroit. Des militants du parti communiste du quartier nous ont rejoints avec leurs drapeaux rouges et, partis à trois nous nous vîmes près de 20 en arrivant au rendez-vous.
Notre amie Marianne Delranc a évoqué la figure d’un de ces combattants, un Allemand, Peter Menden, ancien des Brigades internationales. J’ai ensuite pris la parole au nom de l’ADVR.
C’était un beau moment, chaleureux.
Des voitures ont klaxonné pour exprimer leur soutien à cette cérémonie.

Un camp de concentration en Eure-et-Loir : le camp de Voves

Le livre d’Etienne Egret et de Dominique Philippe (ELLA Editions, 2019) « Voves 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir » mérite d’être présenté par notre association. Il est d’une grande richesse de sources et d’iconographie et aborde tous les aspects de l’histoire et de la vie du camp.

Etienne Egret est secrétaire du Comité du souvenir du camp de Voves et il participe chaque année depuis le début aux rencontres de témoignages du lycée Hélène Boucher.

Le livre est préfacé par Anita Baudouin, secrétaire générale de la FNDIRP.. Il a reçu le prix du Manuscrit de Beauce et Dunois 2018.

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Diaporama de Danilo de Marco

Dans ce contexte où les commémorations sont limitées au maximum, notre ami le photographe italien Danilo de Marco a fait projeter sur les murs de Naples et de 20 autres villes d’Italie ce diaporama rassemblant des résistants italiens et français. Il nous a permis de vous le proposer en l’installant sur notre site advr.fr
Vous reconnaîtrez Robert Chambeiron, Cécile Rol-Tanguy, Robert Endewelt, Pierrette Rossi entre autres.

Rencontres de témoignages du lycée Hélène Boucher (Paris 20e)

Films réalisés par Miguel Vallecillo 
 
Film 1 : Robert Créange, ancien président de la FNDIRP

Film 2 : Odile de Vasselot, membre du réseau Comète (réseau d’évasion d’aviateurs alliés). Son témoignage : ‘Tombés du ciel » vient de paraître en livre de poche


Film 3 : Jacques Klajnberg: enfant caché. Membre du Comité Tlemcen