EDITO JUIN 2019

Comme les années précédentes, l’année 2018-2019 a été pour notre association relativement chargée. Conférences , films et débats, commémorations se sont succédés de façon soutenue.

L’inauguration d’une plaque sur l’immeuble où résidait Robert Chambeiron par Anne Hidalgo, maire de Paris, a été un moment émouvant d’hommage au fondateur de l’ADVR, et ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de la Résistance (CNR).

Inauguration de la plaque en hommage à Robert Chambeiron

Autre moment émouvant, l’anniversaire de nos deux résistantes centenaires Pierrette Rossi et Jeannette Borzakian, lors d’une belle cérémonie qui s’est déroulée dans les locaux de la mairie du 19° et qui s’est conclue par la remise à chacune de la « Médaille vermeil de la Ville de Paris ».

Cette année a été hélas endeuillée par le décès d’Annick Burgard, survenu le 16 janvier 2019 dans sa 96° année.
Annick Burgard avait rejoint notre association dès sa création en 2013, elle était membre du Conseil d’administration et du Comité d’honneur de l’ADVR. Elle participait aussi à toutes les rencontres élèves/résistants du lycée Hélène Boucher depuis le début il y a plus de 20 ans. Elle était une amie fidèle, active et toujours enthousiaste.
Etudiante en droit à Lyon, patriote fervente, elle entre en résistance dès 1940 en rédigeant et distribuant des tracts. Tout naturellement, elle entre à Libération-Sud puisque ses parents hébergent souvent Ravanel et accueillent aussi de multiples réunions de ce mouvement. Elle devient agent de liaison de Ravanel à Libé-Sud, puis aux Mouvements Unis de Résistance (MUR) et sillonne l’Ain, le Jura, la Savoie et la Saône et Loire. Et, comme elle le disait souvent, « quand on est jeune on n’a pas peur… », mais le 3 août 1944, elle est arrêtée avec 27 de ses camarades. Vigoureusement interrogée, elle ne parle pas. Elle est internée à la prison de Montluc. La libération de Lyon lui permet de retrouver la liberté et de reprendre aussitôt le combat dès le 24 août. Elle se consacre ensuite à l’accueil de déportés.
A partir des années 60, elle a une inlassable activité au service de la Mémoire, réalisant de nombreuses expositions aux Invalides, participant à l’organisation du musée de la Seconde Guerre Mondiale aux Invalides, à celui du Struthof et aussi, pour la Première Guerre, à celui de Verdun. Le 14 décembre dernier se tenait un conseil d’administration du musée de Verdun dont Annick était membre mais elle avait préféré participer à la cérémonie du centenaire de Pierrette Rosi et de Jeannette Borzakian aux côtés de ses amis de l’ADVR. Nous avons à cette occasion évoqué avec elle nos projets pour les années à venir…
Nous perdons une amie, une militante inlassable au service de la Mémoire. Clémence (Annick était son pseudo de résistante) nous manquera.

Annick Burgard

Pour 2019-2020 nous avons de nombreux projets. Si vous pensez que notre travail est utile, n’hésitez pas à nous rejoindre. Fixée à 25 euros, la cotisation n’a pas augmenté depuis la naissance de l’ADVR et nous avons une cotisation d’adhésion à 10 euros pour les étudiants ou les personnes en difficulté. Nous vivons par les adhésions, les doons et la subvention accordée par la Ville de Paris que nous apprécions sincèrement mais qui reste, à nos yeux, évidemment trop modeste!

Y. B.

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