Disparition de notre camarade Suzanne Teboul

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Nous avons le regret d’annoncer le décès de notre camarade et amie Susanne Teboul survenu le 12 mars, à l’âge de 91 ans. Entrée dans les FTP très jeune, en 1943, elle a été chargée de nombreuses missions de récupération d’armes auprès des militaires allemands. Elle a participé avec un grand courage, en première ligne, aux combats de la libération de Paris et à la prise du Mont-Valérien. Son passé de résistante lui a valu d’être décorée de la Légion d’honneur.

Dès la création de l’ADVR, Suzanne a rejoint notre association dont elle était membre du conseil d’administration et membre du comité d’honneur. Lors de la crise qui a secoué le comité directeur de l’ANACR à propos du sort injuste et scandaleux fait à Robert Chambeiron, Suzanne était à nos côtés et elle n’a pas hésité à démissionner de ce comité directeur. Nous avons apprécié son soutien et son courage.

Tant que ses forces le lui ont permis, elle a régulièrement participé aux rencontres avec les élèves du lycée Hélène Boucher car elle était militante de la Mémoire.
Son parcours de résistante est évoqué à plusieurs reprises dans le film de Vincent Goubet « Faire quelque chose » et dans mon livre « Rester debout ».
Avec Suzanne c’est une amie que nous perdons.

Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe

Comme chaque année, l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance ravivera la Flamme sous l’Arc de Triomphe. Cette année ce sera le jeudi 22 mars à 18h30. Si vous souhaitez participer à cette cérémonie le rendez-vous est à 18 heures en haut des Champs-Élysées, côté droit en regardant l’Arc de Triomphe.
Yves Blondeau, Président de l’ADVR

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Ravivage de la Flamme en 2017

Retour sur la rencontre autour du témoigne de Maurice Jakubowicz

Mardi 13 mars 2018, l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance, en partenariat avec le Comité Tlemcen, a organisé une soirée consacrée au thème retenu pour cette année : « Les enfants cachés et les enfants déportés ».

Maurice pendant son intervention
Maurice pendant son intervention

Rachel Jaéglé, empêchée, a été remplacée par Maurice Jakubowicz, du Comité Tlemcen, qui a évoqué la vie de sa famille, une famille juive polonaise de neuf enfants installée dans l’impasse Saumon, aujourd’hui disparue, donnant sur la rue des Amandiers, dans 20e arrondissement de Paris. Le père travaille dans un atelier de fabrication de meubles faubourg Saint-Antoine et la mère s’occupe des enfants.
Dès octobre 1940, avec la promulgation du statut des juifs, la vie des Jakubowicz se précarise.
Le 9 mai 1941 a lieu la première rafle des juifs étrangers. Un oncle de Maurice est arrêté, interné à Pithiviers puis déporté à Auschwitz par le convoi numéro 2. Il reviendra miraculeusement de sa déportation après avoir passé deux ans et demi dans ce camp de la mort.
La famille Jakubowicz échappe à l’arrestation et à la déportation grâce au sens du danger que ressent la mère qui saura éviter de se faire recenser, qui saura cacher tout le monde à la veille des rafles, notamment celle du Vel d’hiv en juillet 1942, qui saura disperser les enfants en province entre février 1944 er la Libération.
Ce sens du danger est partagé par les entants, comme le montre cet épisode raconté par Maurice Jakubowicz. A l’automne 1942, entendant la police arriver, le père se cache sous le lit, cachette dérisoire… Mais quand les inspecteurs de police français demandent où il est, la mère répond: « il est parti et je ne sais pas où ». L’un des inspecteurs prend alors une des fillettes de la famille dans ses bras et lui demande doucement : « où est ton papa? », la fillette de six ans répond: « il est parti depuis longtemps t je voudrais bien le revoir… » Les policiers repartent alors sans même fouiller le minuscule logis de seulement 35 mètres carrés!
Maurice Jakubowicz précise que à la Libération sa famille est la seule survivante des nombreuses familles juives de l’impasse, qu’elle n’a jamais été dénoncée, qu’elle a bénéficié de la solidarité de ses voisins, mais aussi qu’elle a été sauvée par sa grande pauvreté, leurs pauvres biens et le logement minuscule ne pouvant pas attirer les envieux éventuels….

Le témoignage de Maurice Jakubowicz, clair, vivant, émouvant et documenté a ravivé les mémoires sur la criminelle collaboration du gouvernement de Vichy et de sa police.

 

Rencontre annuelle des témoins de l’Occupation avec les élèves (09 02 2018)

Vendredi 9 février 2018 a eu lieu au lycée Hélène Boucher la rencontre annuelle des témoins de la période de l’Occupation avec les élèves.
23 témoins avaient répondu présent à l’invitation de l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance (ADVR) mais, compte tenu des conditions climatiques extrêmement difficiles (neige et verglas), 12 seulement ont pu se rendre au lycée. Qu’ils en soient particulièrement remerciés. En effet ils étaient très attendus par les élèves puisque plus de 300 d’entre eux s’étaient inscrits pour cette soirée qui débutait après leurs cours.

Cette année nous avons donné une large place aux enfants cachés ou déportés qui représenteraient près de la moitié des témoins.
Il nous semble important de donner également la parole à des personnes qui peuvent apporter un témoignage direct sur ce qu’a été la barbarie de cet période car ce contact direct avec les jeunes est un moment important de la vie du lycée ainsi que l’a appelé madame Nouis, proviseur du lycée Hélène Boucher.

Nous précisons que ce genre de rencontre, devenu traditionnel dans ce lycée est un événement unique puisqu’il nécessite à la fois la mobilisation d’un grand nombre de témoins, mais la mobilisation également d’une grande partie du personnel de l’établissement scolaire, proviseur, conseillers d’éducation, secrétaire, intendance, etc. Une telle conjonction n’est en effet pas courante.

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Vue de la salle.
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Allocution d’introduction de Madame Nous, proviseure.
Une partie des témoins pendant le pot amical qui a suivi la rencontre.

Séance du Mardi 13 Mars 2018

La séance ADVR/Comité Tlemcen du mardi 13 mars est modifiée, Rachel Jaéglé étant dans l’impossibilité de venir.
Maurice Jakubowicz du Comité Tlemcen la remplacera et nous parlera du parcours de sa famille et de son enfance cachée sous l’Occupation.
Mardi 13 mars, 18 heures, auditorium du pavillon Carré de Baudouin, 121, rue de Ménilmontant, Paris XXe.

75e anniversaire de la bataille de Stalingrad

Lundi 5 février 2018 notre association était invitée à la commémoration de la bataille de Stalingrad, à l’occasion de son 75e anniversaire.

La cérémonie était organisée au centre culturel de Russie, quai Branly, et elle précédait  l’inauguration de deux expositions :
L’une sur la bataille de Stalingrad, « Stalingrad dans le destin de la France ».
L’autre sur Volgograd aujourd’hui,« Stalingrad, appel à la paix ».

Après les interventions du directeur du centre culturel russe de Paris, du maire actuel de Volgograd et de l’ancien maire de Stalingrad, c’est notre ami, ancien débuté, Pierre Pranchère (voir photo ci-dessous) qui est intervenu en rappelant l’importance militaire et psychologique de la victoire Russe de février 1943 sur l’armée allemande dans la poursuite de la guerre. Il a souligné le prix payé par l’armée rouge et le peuple russe dans la victoire sur le nazisme.

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74e anniversaire de l’exécution du groupe Manouchian

Nos amis de l’UCFAF (Union culturelle française des Arméniens de France) nous ont associés à la commémoration de l’exécution du groupe manouchian, le 23 février dernier. Notre association y a été très sensible et notre présidente, Danielle Chambeiron, était présente à la soirée qui s’est tenue au local de l’ UCFAF, cité du Vauxhall, dans le 10° arrondissement. La soirée était organisée autour du film « l’AFFiche rouge » de Frank Cassenti dont la projection a été suivie d’un débat.

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