Visite du Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne- Royallieu

À l’invitation conjointe de l’ADVR et du SNES, malgré le mauvais temps, une cinquantaine de personnes ont participé à la visite du Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne-Royallieu lundi 11 décembre 2017.

Trois bâtiments du camp de concentration qui ont été conservés servent de cadre au Mémorial inauguré en 2008.

A l’origine, une caserne construite en 1913 regroupait 25 bâtiments sur une superficie de 16 hectares. De 1941 à 1944, cette caserne, transformée par l’armée allemande, devient l’un des principaux camps de transit de France. Les recherches actuelles montrent que près de 54 000 personnes* ont été internées dans ce camp placé exclusivement sous administration allemande : des détenus politiques, des résistants, le plus souvent communistes, mais également des Russes, des Américains, des juifs. Environ 50 000 prisonniers, sont déportés en Allemagne. Près de la moitié des internés de Compiègne sont morts pendant les transports ou dans les camps d’Allemagne ou de Pologne.

Le camp était divisé en trois parties totalement séparées les unes des autres. La partie de droite (voir la photo jointe) était réservée aux politiques. Celle de gauche était celle des étrangers, Russes, Américains, Anglais. C’est là que le régime concentrationnaire était le moins dur. Les baraques du milieu, en haut de la photo, constituaient le camp des juifs. Le régime y était le plus dur: les détenus très peu nourris, couchaient à même le sol, avant d’être déportés à Auschwitz. Après la déportation des prisonniers juifs, cette partie du camp a été réservée aux femmes résistantes et le régime y est resté le même, c’est à dire beaucoup plus dur que celui des politiques hommes.

A l’issue de la visite, Alice Mariétan-Mavian** nous a brièvement, mais dans l’émotion, retracé l’histoire du « convoi des tatoués » dont son père fit partie. Le 27 avril 1944, 1655 déportés politiques de Compiègne furent envoyés à Auschwitz. Après leur passage en quarantaine, ces déportés furent envoyés à Buchenwald puis à Flossenbürg. La moitié de ces « tatoués » ne revinrent pas.

*Parmi les internés, on compte Robert Desnos, Charlotte Delbo, Geneviève de Gaulle, André Tollet… André Tollet fut l’un des rares évadés du camp, une vingtaine de militants communistes qui, en juin 1942, s’enfuirent en creusant un tunnel. André Tollet fut le président du Comité parisien de la Libération. ** voir le livre de Michel Mavian, traduit de l’Arménien par Alice Mariétan-Mavian, édité par le Mémorial de Compiègne, « Par delà les ténèbres ».

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Maquette du camp de Compiègne
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Le groupe les visiteurs ADVR/SNES
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Vue des baraques du camp qui ont été conservées.

 

 

 

 


L’ADVR, en partenariat avec le SNES, vous invite à

La visite du Mémorial de l’Internement

et de la Déportation de Compiègne- Royallieu

Lundi 11 décembre 2017

 

Infos pratiques

  • Rendez-vous à 14h30 au Mémorial ou au train de 12h34 à la gare du Nord.
  • adresse : 2 bis, avenue des Martyrs de la Liberté 60200 Compiègne
  • Accès par le train : départ à 12h34, corail direct, arrivée à 13h26 puis bus (tous les 1/4 d’heures, trajet 10 minutes) ligne 5 qui relie la gare à l’hôpital, arrêt « Saint- Cême-Mémorial. »
  • Retour : soit par le train de 17h35 ou celui de 18h09.
  • Accès en voiture : autoroute A1, sortie 9.
  • La visite est gratuite et dure entre 2h et 2h30 (avec audio-guides).

Inscriptions auprès de

Le Mémorial :

Trois bâtiments du camp de concentration ont été conservés et servent de cadre au Mémorial inauguré en 2008.
A l’origine, une caserne construite en 1913 regroupait 25 bâtiments sur une superficie de 16 hectares. De 1941 à 1944, cette caserne est transformée par l’armée allemande et devient l’un des principaux camps de transit de France. Près de 45 000 personnes y ont été internées : des détenus politiques, des résistants, le plus souvent communistes, mais également des Russes, des Américains, des juifs. Les prisonniers, soumis aux mauvais traitements, sont déportés en Allemagne. Près de la moitié des internés à Compiègne meurent pendant les transports ou dans les camps.

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